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Eglise catholique : la CENCO invite les prêtres à sortir leurs petites familles de la clandestinité !

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L’église catholique locale en RDC ne veut apparemment pas porter le chapeau de certains péchés au sein du clergé. La CENCO (Conférence nationale épiscopale du Congo), en effet, dans le cadre de son exhortation adressée aux prêtres à l’issue de son assemblée plénière du 04 mars 2022, vient de sortir au grand jour un comportement qui a longtemps été gardé secret : l’hypocrisie générale de prêtres en matière de célibat ou de chasteté cléricale.

Selon un compte rendu du site Vatican news de cette assemblée plénière, les évêques de la RDC ont fait part de leurs inquiétudes de constater que certains d’entre les prêtres ne mènent pas une vie sacerdotale authentique. « Les évêques veulent attirer l’attention des prêtres sur la nécessité d’un comportement responsable vis-à-vis des enfants nés d’une femme et un prêtre », indique-t-on.

En substance, les évêques ont appelé les prêtres à se montrer sérieux et à honorer leur engagement de rester célibataire, suivant leur vœux de chasteté émis au moment de l’ordination. Ils ont rappelé que le fondement du célibat se trouve dans la consécration de toute une vie au Christ.

Malgré cela et malgré toute la confiance que les fidèles de l’église catholique a placée en leurs prêtres, nombreux d’entre les hommes en soutane ont pondu des enfants hors mariage, d’autres se sont mariés en clandestinité. Certains d’entre les prêtres ont séparé des foyers et d’autres détruit l’avenir de jeunes filles.
Ce comportement a détourné la foi de plusieurs témoins gênés du mode de vie de certains prêtres.

Ainsi, les membres de la Cenco exhortent les prêtres à être justes en repartant les préjudices causés aux victimes, les enfants et les femmes contraints à vivre dans la clandestinité, fait savoir le site d’informations de la cité du Vatican.

Au regard de cette réalité, le message des pères de l’église est sans équivoque : que les prêtres concernés prennent librement courage de déposer la soutane pour s’occuper de leurs familles respectives en toute liberté et en responsables.
« Considérant d’une part les droits et obligations des parents à l’égard de leurs progénitures et de celles-ci à l’égard de leurs parents, et d’autre part l’incompatibilité de la charge de père de famille avec le ministère et la vie sacerdotale en régime catholique romain, nous demandons à tout prêtre ayant un enfant d’aller s’en occuper complètement », dit la déclaration finale de l’assemblée plénière de la CENCO.

La CENCO encourage les prêtres qui se reconnaissent dans cette catégorie de solliciter la dispense des obligations sacerdotales auprès du Pape, pour être libre de concentrer sur leurs petites familles clandestines.

Vatican News signale que dans le cas où le prêtre qui aurait des enfants ou une liaison en secret résisterait et ne voudrait pas se dénoncer, son évêque va présenter son cas au Saint-Siège pour la peine maximale de renvoi de l’état cléricale.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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