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Effets collatéraux de la guerre en Ukraine : Sama Lukonde suspend la TVA !

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Comme annoncé par le ministre des Finances lors du dernier briefing de presse axé sur «Approvisionnement et distribution du carburant en RDC : enjeux et stratégies», le gouvernement vient de passer à l’action. Il annonce la suspension du prélèvement de la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée) sur certains produits de première nécessité, jusqu’au rétablissement de la situation.

L’objectif visé par le gouvernement à travers cette mesure est d’obtenir la baisse des prix des denrées de première nécessité sur le marché afin d’alléger tant soit peu le calvaire des gagne-petits. On rappelle en passant qu’on observe depuis quelque temps une surchauffe des prix sur le marché des biens et services.

L’information a été portée à la connaissance des Congolais à l’issue de la réunion du Comité de Conjoncture Économique, présidée hier mercredi 20 avril par le Premier ministre, Jean Michel Sama Lukonde.

Il faut dire qu’à travers cette décision, l’État Congolais  accepte de consentir des sacrifices en perdant plusieurs millions de dollars dus au trésor pour pas asphyxier les gagne-petits, qui sont les plus frappés par la surenchère des prix sur le marché de consommation. Il s’agit en fait d’une subvention indirecte que le gouvernement applique dans le but d’attenuer les effets néfastes de la guerre russo-ukrainienne qui se font sentir à travers le monde. Ce, après la subvention directe qu’on applique sur les produits pétroliers.

En analysant de près la situation sur le terrain, on croit savoir que la mesure gouvernementale portant suspension de la TVA est dictée par l’embellie financière qu’enregistre la République Démocratique du Congo, notamment au niveau des services d’assiette, avec une croissance exponentielle des recettes d’impôts et taxes, douanières, domaniales et de participation. C’est cette embellie qui permet vraisemblablement à l’Exécutif national de faire face à cette situation de crise imprévue, provoquée par la guerre en Ukraine.

Par ailleurs, on doit reconnaître que cette embellie a été rendue possible grâce à la patrouille financière exercée par l’IGF (Inspection Générale des Finances) avec son «commandant», Jules Alingete Key, contre la prédation dont les entreprises publiques et celles d’économique mixte ainsi que les établissements publics étaient depuis des décennies victimes de la part des «Kuluna» en cravates.

Pour revenir à la réunion du Comité de Conjoncture Économique, tenue hier par le chef du gouvernement, le ministre d’État en charge du Plan, qui a fait le compte rendu à la presse, parle des solutions idoines envisagées par le gouvernement face aux effets de la crise russo-ukrainienne.

«La réunion s’est appesantie essentiellement sur les solutions apportées, vu les chocs externes qu’on reçoit avec la guerre en Ukraine, qui a occasionné au niveau international la hausse des prix des produits pétroliers et des produits céréaliers», a indiqué Christian Mwando Nsimba. Avant de préciser que c’est la vice-ministre des Finances qui a proposé le gel de la TVA sur certains produits de première nécessité tels que le ciment gris, les conserves, la farine de froment, l’huile, le lait, etc.

De leur côté, le opérateurs économiques sont appelés à faire preuve d’honnêteté et de patriotisme dans la fixation des prix, afin que cette mesure produise les effets attendus. Car, c’est tout le monde qui est appelé à se conformer au contexte de la crise.

Hydrocarbures : les discussions se poursuivent

Les hydrocarbures ont encore fait l’objet des débats au cours de la réunion.

Dans son rapport, le ministre ayant en charge le secteur a fait savoir qu’il ne se pose pas de problème lié aux stocks des carburants. La situation est relativement bonne sur le terrain. Toutefois, a-t-il conseillé, il y a nécessité de prendre des mesures qui s’imposent pour faire face à la hausse des prix au niveau international. A titre d’illustration, le baril se pétrole qui revenait à 80 USD en janvier dernier, coûte actuellement 110 USD. Ce qui ne manquera pas d’impacter, avec le temps, la situation en interne. D’où la nécessité d’anticiper en prenant des mesures appropriées pour y faire face.

Sans tarder, le Premier ministre l’à instruit de finaliser les discussions déjà entamées avec avec opérateurs du secteur pétrolier et voir dans quelle mesure accroître les importations en urgence, en vue de constituer les réserves stratégiques pour le pays.

Concernant le taux de change, la situation reste relativement stable, soit 2003 FC pour 1 dollar américain.

Dom/Le Phare

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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête

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Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.

D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.

Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.

Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.

Dorcas Ntumba

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