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Education Nat.-NC : Pas de report de la rentrée scolaire 2024-2025 suite à l’épidémie de Mpox, rassure Raïssa Malu Dinanga
L’année scolaire 2024-2025, démarre bel et bien comme prévu, le lundi 02 septembre prochain, sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo et ce, en dépit des inquiétudes exprimées par l’opinion nationale sur la crise sanitaire de l’épidémie de Mpox qui sévit au pays. Cette confirmation de la reprise des activités scolaires a été faite à la veille par le Ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga.
En effet, à travers un message adressé au public, notamment aux enseignants, parents et élèves, le Ministre a affiché son optimisme sur une rentrée sereine, prenant en compte l’ensemble des mesures qui seront édictées par le Ministère de la Santé avec lequel elle est en collaboration.
«Mesdames et messieurs, chers enseignants, chers parents, chers élèves, ce lundi 02 septembre est le jour officiel de la rentrée scolaire 2024-2025. Je me réjouis, ainsi que l’ensemble de mon administration, autant au niveau national, provincial que local, de commencer cette nouvelle année scolaire qui va être marquée par évidemment la consolidation de la gratuité de l’enseignement primaire qui reste valable», a-t-elle déclaré.
Et d’ajouter : «A cette veille de la rentrée, j’aimerais évidemment aborder la question de l’épidémie de Mpox. Je voudrais vous rassurer qu’il y a une étroite collaboration entre le Ministère de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté avec le Ministère de la Santé, pour s’assurer que nos écoles restent sûres que les conditions soient assurées pour nos élèves, au sein de l’ensemble de nos établissements. Le Ministère de la Santé va donc diffuser un ensemble des mesures que notre administration va relayer».
A la même occasion, la patronne du sous-secteur de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, a annoncé qu’il y aura, au cours de cette année, un ensemble d’actions et des mesures pour agir sur la qualité du système éducatif congolais, avant de souhaiter une bonne rentrée des classes à tout le monde.
Cependant, soulignons que l’année scolaire 2024-2025 risque de démarrer avec des soubresauts suite aux revendications des enseignants qui n’ont pas obtenu, selon eux, gain de cause, lors de derniers travaux de la commission paritaire qui viennent de se tenir à Kinshasa-Bibwa, du samedi 10 au samedi 23 août derniers.
Des assemblées générales ont été organisées, ce week-end, à l’issue desquelles des mots d’ordre de grève sont lancés. C’est le cas du Syndicat National des Enseignants du Congo (SYECO) et du Syndicat National des Enseignants des Ecoles Catholiques (SYNECAT), agissant de manière autonome.
Rappelons que les principales revendications des enseignants qui sont dans les écoles sont le payement d’un salaire de 500 dollars pour le moins gradé, le payement des enseignants NP et NU, ainsi que la réactivation des enseignants désactivés en juillet 2021.
Bref, la reprise des cours dans les écoles, pour l’exercice 2024-2025, reste maintenue à la date du 02 septembre prévue par le calendrier scolaire en cours, malgré les revendications des enseignants et les inquiétudes exprimées par l’opinion nationale sur l’épidémie de la variole de singe qui sévit au pays.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.
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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )
Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.
Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?
Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.
Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.
La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.
CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?
Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.
Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.
Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.
CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?
Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.
Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.
CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.
Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.
CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?
Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.
C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.
CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.
Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.
Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.
CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?
Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.
La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.
Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.
CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.
Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.
CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?
Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.
Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.
CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?
Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.
C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.
C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.
CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?
Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.
Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.
Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.
C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.
Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET
