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Education Nat.-NC : Affaires faux arrêtés et écoles fictives, l’heure de la vérité a sonné pour l’ex. Ministre Willy Bakonga

La base des données gérées par la DINACOPE a connu, depuis l’année 2021, plusieurs vagues de mécanisation et  de prise en charge des agents et cadres affectés dans plusieurs bureaux gestionnaires de Kinshasa. Néanmoins, nombreuxne se sont jamais présentés au travail tout en bénéficiant des salaires, tandis d’autres ont été payés sur base des documents falsifiés ou non authentiques.

A en croire  le Vice-Ministre de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Jean-Pierre Kezamudru, qui a révélél’information à la 24ème réunion ordinaire du Conseil des Ministres, tenue le vendredi 29 novembre 2024 à Kalemie, en province de Tanganyika, un contrôle physique systématique a été mis en place sur l’ensemble des bureaux de Kinshasa.

Le rapport intermédiaire qui ne concernait que les bureaux de la DINACOPE de Kinshasa, avait-il indiqué, faisait état del’existence de 584 agents fictifs et faussaires. Ces derniers, déclarés éligibles à la désactivation, représentaient une masse salariale de plus de 310 millions de francs congolais. Le contrôle s’était étendu, par la suite, dans d’autres bureaux gestionnaires, à savoir : Sous-Divisions et Divisions urbaines (PROVED), Bureaux d’Inspection, SERNIE, Bureaux de Coordination et des Conseillers Résidents des écoles conventionnées, etc., et les chiffres avaient considérablement augmenté.

Il convient de souligner, de prime à bord, que Willy Bakonga Wilima, en tant que Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, a géré ce sous-secteur durant la période allant du 06 septembre 2019 au 12 avril 2021, soit un an, sept mois et six jours. Pendant qu’il était aux affaires, des allégations sur l’existence des écoles fictives et de faux arrêtés dont il serait l’auteur, étaient répandues dans l’opinion publique par des inconnus qui, apparemment, avaient intérêt à salir sa réputation.

Après son départ, un contrôle était initié à travers les 58 provinces éducationnelles de l’époque,  à l’issue duquel plusieurs écoles considérées par les contrôleurs comme fictives, étaient désactivées au mois de juillet 2021. Les enseignants travaillant au sein de ces écoles, appuyés par leurs syndicats et parce qu’en réalité n’étaient pas des fictifs, sont montés au créneau pour réclamer d’être rétablis dans leur droit. Ils avaient enfin obtenu gain de cause en décembre  de la même année, grâce à leur pression.

Il s’agissait donc d’une bavure administrative commise par les autorités, cherchant les poux dans la calvitie, et qui avaient par la suite changé leur langage, en parlant des écoles non viables. Autrement dit, il n’y avait pas d’écoles fictives à l’époque de Willy Bakonga, comme cela était dissimulé dans l’opinion publique.

Cependant, la situation des faussaires et fictifs, telle que présentée actuellement par les sources officielles, peut-elle encore lui être imputée ? Nous pensons que la réponse est non.

Notons en guise de précision que contrairement aux enseignants désactivés en juillet 2021, ceux désactivés actuellement se caractérisent par un silence coupable. Aucune revendication publique de leur droit, pas d’action commune organisée. Chacun cherche discrètement des voies et moyens pour réintégrer le fichier. Reste à savoir : Qui leur avait délivré ces faux documents et quelles sanctions judiciaires méritent-ils ? Quelques faux documents consultés par la rédaction de CONGOPROFOND.NET, notamment les commissions d’affectation falsifiées, datent de la période d’après Bakonga. Ce dernier n’est donc pas concerné par la situation actuelle, bien qu’il ait été Ministre de l’EPST en 2021.

Quant aux allégations sur l’existence de faux arrêtésqu’il aurait signés, il convient de souligner qu’il s’agit d’une absurdité qui a flouée l’opinion. Tout  Ministre a la prérogative de signer, de modifier, de compléter et d’abroger un arrêté. Par conséquent, il est illogique de le qualifier de faux.

Somme toute, la vérité éclate au grand jour que l’ex. Ministre de l’EPST, Willy Bakonga Wilima, n’était que victime d’une machination orchestrée par ses adversaires politiques pour lui ravir ce poste. Il est clair aujourd’hui que les faussaires et les fictifs qui ont inondé les bureaux de la DINACOPE en impactant le budget de l’Etat, ont été affectés après son départ.

Jules KISEMA KISEMA/CONGOPROFOND.NET