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Éducation – Écoles primaires : pas de bulletins, promesses non tenues, la colère du SYNEPP monte
Le président du Syndicat national des écoles primaires publiques (SYNEPP), Rigean Itumbi, a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi, dénonçant une situation jugée inacceptable dans l’enseignement primaire public en RDC.
Au cœur de ses préoccupations : l’absence des bulletins scolaires en fin d’année dans plusieurs écoles publiques, un fait qu’il considère comme un mépris envers les efforts des élèves, des parents et des enseignants. « On ne peut pas boucler une année scolaire sans bulletins », a-t-il déploré, pointant un dysfonctionnement grave du système.
Outre ce manquement, le syndicaliste dénonce également le non-respect des engagements sociaux pris par les autorités : non-paiement de la prime de gratuité de 50 000 FC, absence d’uniformisation des zones salariales, et l’inapplicabilité de l’accord de Bibwa, qui prévoyait une augmentation salariale de 50 000 FC.
« À ce jour, aucun modèle de bulletin scolaire unique n’a été produit pour les écoles primaires publiques. Cela traduit clairement l’effritement de l’autorité de l’État dans le secteur de l’éducation », fustige Rigean Itumbi.
Il regrette également que la prime de gratuité de 250 000 FC, censée être versée sur toute l’étendue du territoire, ne soit toujours pas uniformisée. Ce cumul de frustrations pourrait, selon lui, engendrer de fortes tensions lors de la prochaine rentrée scolaire.
Le SYNEPP appelle les autorités compétentes à prendre leurs responsabilités pour redonner à l’école primaire publique sa dignité et rassurer les enseignants quant à l’avenir du secteur éducatif.
Neticnews
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
