Provinces
EDU-NC/Kasaï 1 : L’intersyndicale des enseignants demande la délocalisation de la paye de l’AfriLand First Bank
L’intersyndicale des syndicats du personnel enseignant de la province éducationnelle Kasaï 1 (province administrative du Kasaï) sollicite la délocalisation de la paye des enseignants dont les comptes sont domiciliés à l’AfriLand First Bank, agence de Tshikapa.
Dans une correspondance adressée au Président du comité national de suivi de la paie, avec copie aux autorités politico-administratives centrales et provinciales, l’organisation évoque plusieurs motivations pour justifier cette demande :
- Retards réguliers de paiement : un mois de salaire peut être payé après 60 à 90 jours, sous prétexte d’une dette du Gouvernement Congolais depuis 2022 ;
- Retenue illégale de 7 000 à 12 000 FC par mois sur le salaire de chaque enseignant et sur les frais de fonctionnement de chaque école primaire ;
- Retenue illégale de 3 000 FC par mois et par enseignant pour la messagerie, qui n’est pas fournie ;
- Tracasseries subies par le personnel enseignant lors de la paye, notamment le cas du Directeur Ndombi Mbulu Jean-Pierre de l’EP 1 Lunyanya, dossier actuellement en cours à l’auditorat militaire de Tshikapa ;
- Paye précipitée dans certains sites de l’intérieur, obligeant certains enseignants à parcourir jusqu’à 150 km pour toucher leur salaire ;
- Répétition des erreurs des agents payeurs ;
- Absence d’avantages sociaux bancaires, comme l’octroi de crédits.
« Ceci étant, Monsieur le Président, nous sollicitons la délocalisation pure et simple de nos effectifs enseignants vers une autre banque de la place », peut-on lire dans le document signé par le Président de l’intersyndicale, André Nkongolo Tshibuabua.
Selon l’AfriLand First Bank, agence de Tshikapa, ces retards de paye sont liés à la dette accumulée par le Gouvernement Congolais et à des difficultés internes de la banque. Le Directeur Mitterrand reconnaît toutefois le droit de tout client de solliciter un service bancaire plus adapté à ses besoins.
Faustin Nkumbi
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
