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Édith Mpunga aux Africaines: » Le bien-être de notre continent doit nous préoccuper ! «
En marge de la journée de la Femme Africaine, l’activiste sociale Edith Mpunga a élevé la voix pour conscientiser ses congénères du continent à plus des responsabilités. » Éduquer une femme, c’est éduquer toute une nation. La femme est une bibliothèque… », a-t-elle déclaré ce mardi le 3 août à CONGOPROFOND.NET.
» Femmes africaines, ne soyons pas des parents démissionnaires en laissant toute la charge à l’église ! Apprenons aux enfants à construire leur avenir, à investir, à connaître leurs origines et traditions … Nous sommes responsables de notre progéniture car Dieu nous en demandera des comptes… », a fait savoir cette infirmière de formation ayant exercé durant 12 ans dans la fonction publique hospitalière en RDCongo et plus de 18 ans dans son pays d’accueil.
Initiatrice de la Fondation EMME (FEMME) dont l’objectif majeur est l’autonomisation de la femme africaine dans le secteur artisanal et agricole, Édith Mpunga révèle quelques qualités que doit remplir toute femme pour être capable de progresser dans son activité. Il s’agit, selon elle, de la curiosité, la motivation, l’humilité. Puis d’ajouter : Elle doit être capable de reconnaître ses limites et désirer les repousser, la persévérance, l’endurance, c’est la détermination de pouvoir surmonter les difficultés liées à toute expérience de la vie humaine et aller de l’avant jusqu’à la réalisation de son objectif. C’est la résilience !
Elle recommande à toute femme noire et africaine qu’elle soit maraîchère, businesswoman, femme politique, femme seule seule, mère au foyer, pasteur, servante de Dieu, activiste, femme de la résistance, éducatrice de masse… quelque soit son rang ou statut social, quelque soit son appartenance à une famille politique, que le bien-être de notre continent doit la préoccuper.
» Ne cherchons pas, femmes, à excuser notre inactivité. Chacune de nous doit savoir qu’elle a un rôle important à jouer dans la société. Elle ne doit pas avoir le complexe d’infériorité. Elle doit quitter la bassesse, les futilités, les injures sur la toile, le fanatisme, le tribalisme, la haine. Je l’exhorte à mettre la barre haut, à relever le défi par des débats constructifs, des conseils, par la dénonciation des inégalités et injustices, par des actions louables et concrètes pour le bien-être de son peuple », a martelé l’activiste.
Fort de son expérience dans la diaspora, Édith Mpunga témoigne des « galères » qu’elle a vécues et encourage les femmes à rester fortes. » Certains occidentaux étaient très surpris du fait que, malgré mon accent, je pouvais écrire correctement le français (rapports /transmissions des équipes).
J’ai bénéficié de certaines formations dans le domaine du leadership, de l’entrepreunariat, de la vie associative (socio-culturelle et humanitaire) dans laquelle J’ai évolué pendant plus de 10 ans. Vivant, évoluant et travaillant dans un milieu multiracial et multiculturel, j’ai appris à connaître et à apprécier certaines traditions, coutumes et cultures africaines », a-t-elle confié.
Prônant l’éducation des enfants, Édith Mpunga demande aux Africaines de leur inculquer des vraies valeurs telles que : l’honnêteté, l’impartialité, le respect des institutions et autorités établies, la sincérité, l’amour du pays, le service à la nation…
En guise de conclusion, cette Congolaise invite les Africaines à prendre pour modèles les grandes dames qui ont marqué l’histoire de l’Afrique, notamment la reine 𝙉𝙯𝙞𝙣𝙜𝙖 de Ndongo (Angola), Ellen Johnson Sierleaf( Libéria), Samia Suluhu( présidente de la Tanzanie), Mama Marthe Kasalu Tshisekedi, Denise Nyakeru Tshisekedi, etc.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
