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Ecoles fictives : la fuite en avant de Sylvestre Ilunga

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Nombreux sont les Congolais, particulièrement les enseignants et les partenaires éducatifs qui ont sursauté à la lecture de la lettre de Jean-Marie Mangobe Bomungo, secrétaire général au ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST).

En effet, ce n’est qu’à la fin du mois de mars ici, exactement le 26 mars 2021, que les autorités de l’EPST se sont enfin décidées à combattre les écoles fictives. Bousculées par le jugement prononcé la veille et condamnant sévèrement l’Inspecteur général à l’EPST et le directeur national du Service de contrôle et de paie des enseignants (SECOPE) dans le procès sur le détournement des fonds affectés à la gratuité de l’Enseignement de base, elles se sont enfin éveillées.

Détournement caractérisé non seulement par la dilapidation des deniers publics décaissés par le Trésor public pour ce ministère, mais aussi et surtout par la création des écoles fictives, fonctionnant avec des faux arrêtés ministériels, antidatés et même des anciens arrêtés falsifiés et des nouveaux enseignants recrutés dans des cercles familiaux et partis politiques mais payés immédiatement au détriment des anciennes nouvelles unités, trouvées sur place et travaillant depuis des mois sans toucher un salaire. Un népotisme outré entretenu par les décideurs scolaires eux-mêmes. Tout ceci se déroulait depuis des années, particulièrement depuis la mise en œuvre de la gratuité de l’Enseignement de base au début de l’année scolaire passée.

Désactivation tardive des écoles fonctionnant avec
des faux arrêtés et de
leur personnel

Pendant plusieurs mois, ce chaos a été vécu au quotidien par le Premier ministre Ilunga Ilukamba, qui est l’ordonnateur principal de toutes les dépenses du gouvernement et qui a assisté sans broncher à l’explosion du personnel non enseignant au détriment du personnel enseignant pourtant principal destinataire de la gratuité de l’enseignement.

Comment peut-il prétendre se réveiller aujourd’hui, lorsqu’il est démissionnaire, à la porte de sortie, pour demander à son ministre de l’EPST, Willy Bakonga Wilima, de désactiver cette maffia. A moins qu’il nous dise aujourd’hui qu’il ne contrôlait pas ses ministres. Et cela est grave.

D’un autre côté, Willy Bakonga est accusé d’être l’auteur de ces faux arrêtés antidatés, créant un flou voulu dans la gestion des fonds au SECOPE pour empocher des millions. Lui aussi semble se réveiller seulement à l’issue de ce procès pour combattre les écoles fictives. Le décuplement des enseignants fictifs est un fruit de son mandat. Malgré qu’un premier lot des nouvelles unités avaient été payé, le nombre n’avait cessé d’augmenter jusqu’à atteindre plus de 300.000 nouvelles unités non payées. Dans l’entretemps, des commissions d’affectation et des recommandations provenant de l’entourage du ministre (cabinet) et des amis (amis de Willy Bakonga) ont assiégé les provinces éducationnelles. Cela ressemble à un Eldorado américain pour l’entourage du ministre. Comment peut-il aujourd’hui faire semblant de se réveiller ?

Enfin, Jean-Marie Mangobe, en tant que Secrétaire général et ancien directeur national de SECOPE, est le gardien de l’administration de l’EPST depuis des années. Il est au courant des règles et principes qui régissent son administration. Fallait-il un procès pour qu’il se rende compte que les procédures étaient bafouées tout autour de lui par les saboteurs de la gratuité ? On devrait conclure par là à une incompétence ou une complicité dans ce désordre constaté à l’EPST. Des questions qui méritent des éclaircissements à coup sûr.

Ngalamulume/Le Phare


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RDC : Le paradoxe Katumbi sur la guerre du M23 !

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Réagissant sur les affrontements actuels entre les FARDC et les rebelles du M23, le Président du parti Ensemble pour la République, Moïse Katumbi écrit ceci sur son compte twitter:

“Jamais la guerre n’apporte de solution. Face à la nouvelle épreuve que nous traversons, soyons tous unis. Tout mon soutien va aux #FARDC qui se battent avec courage face aux #M23 ! Le sort des milliers de nos compatriotes en détresse doit être notre toute première préoccupation.”

Un tweet qui a suscité plusieurs réactions en défaveur du candidat à l’élection Présidentielle de 2023.

Plusieurs internautes ont indiqué les incohérences contenues dans ce tweet:

D’un coté, l’ancien Gouverneur du Katanga déplore le fait que la guerre n’apporte pas des solutions. De l’autre, il encourage les FARDC à continuer la guerre contre les M23.

Si la guerre n’apporte pas la solution, Pourquoi continuez à se battre alors?

Et dire que Moïse Katumbi ne cite pas nommément le Rwanda comme soutien aux M23 n’arrange pas les choses pour celui qui vient de se réconcilier avec Joseph Kabila, son ancien ennemi.

Il est aussi un fait que Moïse Katumbi n’a jamais encouragé les consultations de Nairobi qui avaient pour but de rechercher la paix avec les groupes armés opérant à l’Est de notre pays.

À l’heure où tous les Congolais devraient parler d’une même voix pour soutenir ce énième combat contre le Rwanda et ses suppôts, les propos de Moïse Katumbi sonnent comme un aveu d’échec et de découragement…

Ce tweet aurait pu être évité !

Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET


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