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Échec de la marche contre le concessionnaire MSC au port de Matadi : Agents et Cadres disent « NON » à leurs syndicalistes !
Initialement prévue pour ce mercredi 15 mai 2024 dans la ville de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo Central, la marche organisée par l’intersyndicale de l’ONATRA contre la concession des activités conteneurs au port de Matadi, conclue entre le gouvernement congolais et le consortium comprenant le géant mondial de l’armement MSC Mediterranean Shipping Company (MSC), a été un véritable camouflet pour les organisateurs. Des échos sur place, il nous revient que les agents et cadres de cette entreprise du portefeuille de l’Etat n’ont pas répondu à cet appel. Ils ont préféré vaquer calmement à leurs occupations, que de se laisser distraire par des revendications teintées des colorations politiciennes.

C’est une leçon de réalisme que les agents et cadres de l’ONATRA viennent de donner à leurs délégués syndicaux, qui n’ont pas compris qu’étant donné les avancées économiques actuelles de la République Démocratique du Congo et ses perspectives de croissance, il est crucial que le pays investisse dans le développement de toutes ses infrastructures portuaires simultanément. Ce qui permettra à coup sûr de réduire de manière significative les coûts d’importation et d’exportation, ce qui profitera considérablement à la population.
Toutes les revendications qui reviennent en boucle aujourd’hui ont trouvé solution à travers une mission de prospection effectuée des agents et syndicalistes de l’ONATRA à Lomé au Togo. C’est ce modèle que le président de la République a apprécié, en encourageant cette concession que va piloter une société d’exploitation de droit congolais, Matadi Corridor Terminaux à Conteneurs (MCTC), avec la participation de l’ONATRA en tant qu’actionnaire. Cette société bénéficie d’un droit restreint à la seule manutention des conteneurs sur une zone délimitée à l’intérieur du port de Matadi.
Pour y arriver, l’Etat qui s’occupe non seulement du bien-être de la population et du développement des provinces, a constaté que c’est depuis 2016, que l’ONATRA a perdu 75% de ses volumes de conteneurs traités au profit d’autres ports. Cette baisse d’activité a entraîné une diminution importante de ses revenus, ce qui a entraîné un manque d’investissements dans les infrastructures et les équipements, affectant considérablement la productivité et les performances du terminal.
Ce que les pourfendeurs de cette concession ne savent pas ou le font de mauvaise foi, celle-ci va permettre la réhabilitation et la modernisation du terminal à conteneurs du port de Matadi, portant ainsi le niveau de service aux meilleurs standards internationaux. Les travaux de construction des nouvelles infrastructures et l’acquisition de nouveaux équipements vont générer des revenus importants pour l’État et l’ONATRA sous forme de redevances de concession. De plus, la concession prévoit la formation et le renforcement des capacités des travailleurs ainsi que le transfert de technologie, ce qui permettra d’améliorer les compétences et l’efficacité des opérations portuaires.
Contrairement à ce raconte les oiseaux de mauvaise augure à Matadi, la concession permettra de sécuriser et de pérenniser les emplois des travailleurs de l’ONATRA.
En effet, la MCTC s’est engagée à recruter en priorité les travailleurs de l’ONATRA au fur et à mesure de ses besoins opérationnels. Dans le cadre de cette concession, l’État et MCTC ont prévu une structuration qui assurerait la mise en place par l’État d’un fond social afin de régler durablement le passif social de l’ONATRA qui frappe durement les travailleurs et leurs familles.
Soulignons que les ambitions de MCTC sont alignées avec la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. « MCTC est fier et honoré de contribuer à la mise en œuvre du volet infrastructure du programme du Chef de l’État. Cette collaboration reflète l’engagement de MCTC à soutenir le développement et la modernisation des infrastructures en République Démocratique du Congo, en accord avec les objectifs du gouvernement pour le progrès et la prospérité du pays », indique-t-on au niveau de ce concessionnaire.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Vidéo de violences à Kinshasa : une affaire liée à la chanteuse Rebo Tchulo pousse la Justice à ouvrir une enquête
Une enquête judiciaire a été ouverte en République démocratique du Congo après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant des actes présumés de violences perpétrés par des individus, dont certains en uniforme, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa, selon un communiqué du ministère de la Justice consulté lundi.
D’après ce document, le Ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, a été saisi le 19 avril par un lanceur d’alerte ayant transmis une vidéo des faits. Ces violences se seraient produites dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, au quartier Pigeon.
Cette séquence, largement relayée en ligne, est au cœur d’une controverse impliquant la chanteuse congolaise Rebo Tchulo, bien qu’aucune implication officielle n’ait été confirmée à ce stade. Plusieurs versions circulent quant aux circonstances de l’incident. Certaines sources évoquent un présumé vol d’argent, tandis que d’autres parlent d’un différend lié à des biens de valeur. Ces allégations restent, pour l’heure, non vérifiées.

Sans préjuger des responsabilités, le communiqué souligne que, si les faits sont établis, ils pourraient constituer des infractions d’une particulière gravité, notamment des actes de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations de militaires à commettre des actes contraires à la loi.
Le ministère rappelle également que de tels agissements constitueraient une violation des principes consacrés par la Constitution de la République démocratique du Congo, en particulier ceux relatifs au respect de la dignité humaine, à l’intégrité physique et à l’interdiction absolue de la torture, ainsi que des engagements internationaux du pays, notamment la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
En conséquence, le Ministre d’État a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) d’ouvrir une enquête en vue d’établir les faits, d’identifier les auteurs et de les traduire devant les juridictions compétentes.
Dorcas Ntumba
