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ECC : Un pasteur évangelique américain interpelé, ce mercredi, à Kinshasa
En debut de matinée, à peine 9 heures, ce mercredi 12 mars 2025, des hommes en tenue militaire et de police ont fait une descente à la Cathédrale du Centenaire Protestant, dans le batiment des Anglophones, sur l’avenue de la Libération, afin de mettre la main sur Brett Phagan, citoyen americain et pasteur évangelique à l’Eglise Protestante Internationale de Kinshasa (IPCK).
A en croire des témoins contactés par CONGOPROFOND.NET, ces hommes identifiables par leurs tenues militaires, étaient accompagnés par deux autres en tenue civil. » L’un d’eux s’est dirigé tout droit judqu’au bureau du pasteur, dans le batiment de l’Eglise… », a fait savoir un de ses collaborateurs, précisant aussi qu’aucune raison n’a été évoquée, encore moins la présentation d’un quelconque mandat qui expliquerait leur mission.
Jusqu’au début de cet après-midi, aucune information sur le pasteur Brett Phagan n’est disponible. « Aucune nouvelle sur son lieu de détention, ni dans quel état qu’il se trouve. Nous avons juste vu qu’il a été transporté dans un cortège de 4 Jeeps militaires », a témoigné un des chauffeurs sur place à la Cathédrale du Centenaire.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
