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Ebola : la RDC et le Rwanda lancent conjointement le 2è vaccin Johnson and Johnson
Lancement officiel du deuxième vaccin contre le virus Ebola ce dimanche 08 décembre 2019 à Rubavu, au Rwanda. Il a été effectué de façon conjointe entre les deux pays dans le cadre de la protection régionale contre la maladie à virus Ebola.
Cette action a été menée d’autant plus que l’OMS a déclaré, en date du 17 juillet 2019 à Genève, cette dixième épidémie de la maladie à virus Ebola comme urgence de santé à portée internationale.

Selon le Secrétaire technique du CMRE, le Prof. Jean-Jacques Muyembe Ntamfum, ce lancement conjoint pourra contribuer à renforcer la sécurité sanitaire régionale et internationale dans le volet vaccination. La RDC a déjà commencé à vacciner ses populations de Majengo et de Kahembe dans la zone de santé de Karisimbi, dans la ville de Goma et depuis le 14 novembre 2019 plus de 1300 personnes ont déjà été vaccinées.
Cette cérémonie s’est déroulé devant le vice-gouverneur de la province du Nord-Kivu accompagné de son ministre provincial de la Santé, le Coordonnateur général de la riposte à l’épidémie à la Maladie à virus Ebola et différents partenaires, notamment un représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et un représentant de la firme Johnson and Johnson.
Pour ce lancement au Rwanda, la première personne à recevoir le deuxième vaccin, est un Congolais, un collaborateur du prof. Muyembe, qui s’est félicité de cette dose qui vient le protéger contre le virus Ebola. Il a, à cet effet, invité d’autres personnes du Rwanda et de la République démocratique du Congo à suivre son exemple.
Pour le ministre rwandais de la Santé, le Dr. Diane Gashumba, il est très important de saisir cette occasion pendant ce moment où l’épidémie continue encore à faire des victimes en RDC pour vacciner leur population afin de l’épargner des éventuelles Epidémies. Cette vaccination, pour le Rwanda, est conduite par l’Organisation « Umurinzi », qui signifie « le gardien ».
Delphin Mupanda/CONGOPROFOND.NET
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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central
À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale
Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.
À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.
Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.
Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.
Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :
– des soins médicaux d’urgence,
– un accompagnement psychologique,
– une assistance juridique,
– et des mesures de réinsertion socio-économique.
Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.
Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.
« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.
Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.
Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.
Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
