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Ebola à Butembo : Le Parlement des jeunes monte en première ligne contre la désinformation et la propagation du virus
Le Parlement des jeunes de Butembo, au Nord-Kivu, promet de se placer en première ligne dans la lutte contre la maladie à virus Ebola. Cette déclaration a été faite ce vendredi 22 mai 2026 par le président de cette structure juvénile, Boxfish’angi Barack, lors d’un point de presse tenu au bureau communal de Kimemi.
« Nous, Parlement des jeunes, serons à la première ligne de défense pour lutter contre cette maladie à virus Ebola en respectant les mesures barrières », a-t-il promis.
La structure entend sensibiliser la population au respect strict des consignes sanitaires afin de prévenir toute contamination. Elle prévoit également de combattre l’infodémie ainsi que les discours de manipulation qui circulent au sein de la communauté.
« Lorsqu’il y a une maladie ou un fait social dans notre ville de Butembo, certaines personnes cherchent à manipuler la population en niant l’existence de cette maladie. Nous allons sensibiliser la population afin qu’elle s’approprie la lutte contre Ebola, car si nous ne faisons pas attention, cette maladie risque de nous ravager tous. Nous n’allons pas nous limiter ici : nous allons vulgariser le message et les jeunes auront un grand rôle à jouer dans ce combat », a ajouté le président du Parlement des jeunes.
Ce message intervient un jour après une tentative de sabotage visant une structure hospitalière située dans la commune de Bulengera. Selon plusieurs sources, un groupe d’hommes inconnus aurait tenté d’extraire de force un patient suspecté d’être atteint d’Ebola, après que sa famille eut contesté les résultats des analyses médicales. Les services de sécurité ont dû intervenir pour maîtriser la situation.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
