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Ebola à Beni: 161 cas enregistrés

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Selon les dernières statistiques publiées par le ministère de la Santé, au total 161 cas de fièvre hémorragique à virus Ebola ont été signalés dans la région. Il s’agit de 129 confirmés et 32 probables.
Ces statistiques révèlent que sur les 129 cas confirmés, 73 sont décédés et 45 sont guéris.
9 cas suspects sont en cours d’investigation et 2 nouveaux cas confirmés, dont 1 à Beni et 1 à Komanda (Ituri).
Le cas confirmé de Beni est la fille d’un cas confirmé décédé au Centre de Traitement d’Ebola de Beni le 22 septembre 2018. La famille avait refusé le suivi et la vaccination et la fille est décédée selon l’équipe de riposte.
Le cas confirmé de Komanda est un homme faisant partie de la famille de Ndindi à l’origine des poches de résistance dans la ville de Beni.
 Certains membres contaminés de cette famille avaient causé la propagation du virus à Butembo et Tchomia en refusant le suivi et les recommandations des autorités sanitaires, confirme notre source.
Après le décès du premier cas confirmé à Tchomia, qui était sa belle-sœur, il a fui à Komanda. Il a été retrouvé hospitalisé dans un poste de santé de Komanda. Il sera transféré au centre d’isolement de Tchomia et le poste de santé sera entièrement désinfecté.
Surveillance épidémiologique
La ville de Beni reste le foyer principal de l’épidémie de la Maladie à Virus Ebola. Pour la semaine 39, allant du 24 au 30 septembre 2018, Beni a enregistré :
– 8/9 nouveaux cas confirmés rapportés
– 1/1 nouveau cas probable rapporté,
– 4/4 nouveaux décès rapportés.
Au sujet de la vaccination, depuis le début le 8 août 2018, 13.208 personnes ont été vaccinées, dont 4.207 à Mabalako, 4.095 à Beni, 1.632 à Mandima, 1.193 à Katwa, 944 à Butembo, 270 à Masereka, 260 à Tchomia, 257 à Bunia, 164 à Komanda, 121 à Oicha et 65 à Kinshasa (personnel médical à déployer).
Pendant ce temps, les séances de sensibilisation se multiplient dans différentes couches de la population.
DM/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire

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Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.

Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».

Dans la même déclaration, le BUREC recommande  « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.

Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».

Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».

Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».

Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.

Franck Kaky

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