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Eau et électricité : Ilunga Ilunkamba réunit les responsables de la Regideso et SNEL

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Le Premier ministre et chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba a réuni en séance de travail, le lundi 9 novembre 2020 à la Primature, le ministre d’État en charge des Ressources hydrauliques et Électricité, Eustache Muhanzi Mubeme, le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL) Jean Bosco Kayombo, et celui de la Regie de distribution d’eau (Regideso), Clément Mubiayi Nkashama. Il était question, au cours de cette séance de travail, d’évaluer les conditions d’amélioration de la desserte en eau potable et en l’électricité après toutes les difficultés de dernières semaines qu’ont connu la SNEL et la Regideso.

Selon le ministre d’Etat aux Ressources Hydrauliques et Électricité, cette séance de travail a abouti à des solutions devant aider à améliorer la desserte en eau et en électricité.

« Nous avons passé en revue toutes les difficultés de dernières semaines et avec le chef du Gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nous nous sommes accordés sur un certain nombre de solutions qui puissent aider à améliorer cette desserte. Nous avons en plus convenu d’une prochaine réunion dans les 48 heures pour, qu’ensemble, nous trouvions des solutions durables pour améliorer la fourniture en eau et en électricité », a dit devant la presse à l’issue de la réunion Eustache Muhanzi Mubembe.

S’agissant des difficultés en fourniture d’électricité, le Dg de la SNEL a informé le Premier ministre que les pannes des machines du barrage hydroélectrique d’Inga ont été réparées, et la situation a été stabilisée, mais qu’il faut à présent veiller à assurer la maintenance des machines pour éviter d’autres désagréments.

« Nous devions rapidement rattraper la situation, ce qui est fait aujourd’hui, nous venons d’informer le chef du Gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba qu’on a rétablit toutes les machines qui étaient en panne, et maintenant, il reste à stabiliser la situation pour que les fêtes de fin d’année se passent sans problème. Inga a 50 ans d’âge, 4 machines sur 6 sont déjà réhabilitées mais il y a deux machines qui sont un peu vielle de 50 ans, donc elles peuvent tomber en panne de temps en temps, nous devons faire des efforts pour les fiabiliser avec des maintenances qu’il faut pour qu’elles tiennent avant la réhabilitation. C’est la même chose avec la Inga 2 », a complété le Dg Jean-Bosco Kayombo.

Côté fourniture d’eau potable, le Dg de la Regideso a révélé que le Gouvernement a consenti des efforts dans l’approvisionnement en intrants pour le traitement de l’eau, et l’amélioration de l’outil de production. Des usines de traitement d’eau potable sont en construction, des groupes motopompes commandés sont arrivés et bientôt seront installés.

« Nous demandons à la population de voir les efforts entrepris par le Gouvernement. Depuis l’année passée, nous avons commencé la construction des usines, il y a l’usine de Lemba Imbu, Ngaliema, grâce au projet de cent jours du Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi, nous avons commandé les groupes moto pompes pour Ndjili. Aujourd’hui, ces groupes sont à Kinshasa encore à la Douane et l’autorité vient d’intervenir, on va faire sortir ça pour les installer dans quelques semaines, ils pourront apporter une petite modification dans l’amélioration de la desserte en eau. Il y a l’approvisionnement en produits chimiques qui posait problème, l’autorité vient de nous donner la voie qui nous permettrait d’avoir ces intrats de potabilisation de l’eau dans quelques semaines », a-t-il rassuré.

Rappelons-le, la décision de réunir les DG de la Regideso et de la SNEL fait suite aux recommandations de la dernière réunion du Comité de conjoncture économique. Le Premier ministre, en gestionnaire quotidien de la République, voulait en savoir un peu plus pour s’activer en vue de soulager la population en difficulté.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Insécurité grandissante à Watsa : Nasson Paluku Luvatsi accuse un dispositif sécuritaire « mal orienté »

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La situation sécuritaire dans le territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, suscite une vive inquiétude au sein de la population. En moins d’une semaine, plusieurs attaques armées, des pillages nocturnes ainsi que des cas de justice populaire ont été signalés dans différents centres de négoce, alimentant un climat de peur et de méfiance.

Face à cette recrudescence de violences, l’acteur sociopolitique Nasson Paluku Luvatsi pointe du doigt l’organisation actuelle du dispositif sécuritaire dans la région. Dans un entretien téléphonique accordé ce mercredi 4 mars 2026 à Congo Profond.net, il affirme que la montée de l’insécurité serait en grande partie liée à la répartition des forces de l’ordre dans le territoire.

Un vide sécuritaire dans les zones habitées

Selon Nasson Paluku Luvatsi, une proportion importante des policiers serait actuellement déployée dans les carrières minières afin d’assurer la protection d’opérateurs étrangers, laissant plusieurs quartiers et centres de négoce avec une couverture sécuritaire très limitée.

« Les bandits opèrent presque librement pendant que la population est exposée », déplore-t-il.

Pour lui, ce choix stratégique crée un véritable déséquilibre dans la protection du territoire. Les zones résidentielles, moins surveillées, deviennent ainsi des cibles privilégiées pour les criminels, notamment lors d’attaques nocturnes répétées.

Des failles internes dans le dispositif sécuritaire

Au-delà du redéploiement contesté des forces de l’ordre, l’acteur sociopolitique dénonce également plusieurs dysfonctionnements internes qui affaibliraient l’efficacité des services de sécurité.

Il évoque notamment :
– l’insuffisance numérique des agents de sécurité dans le territoire ;
– le manque de formation adéquate pour certains éléments ;
– l’absence de patrouilles régulières dans plusieurs zones sensibles ;
– des cas d’indiscipline, certains agents s’adonnant à l’ivresse ou à des activités incompatibles avec leur mission.

Pour Nasson Paluku Luvatsi, l’accumulation de ces défaillances réduit considérablement la capacité de réaction face aux groupes criminels qui opèrent dans la région.

Une série d’incidents violents qui inquiète

Ses déclarations interviennent dans un contexte particulièrement tendu. Ces derniers jours, plusieurs incidents graves ont été enregistrés dans le territoire de Watsa : attaques armées contre des centres de négoce, pillages nocturnes, blessés et même des cas de justice populaire ayant coûté la vie à des présumés bandits.

Pour l’acteur sociopolitique, cette multiplication d’actes violents traduit également une perte progressive de confiance d’une partie de la population envers les services censés garantir sa sécurité.

Un appel à des mesures urgentes

Malgré ses critiques, Nasson Paluku Luvatsi appelle la population à éviter toute forme de justice populaire et à collaborer avec les services de sécurité en signalant tout mouvement suspect.
Il plaide cependant pour des mesures urgentes afin de restaurer l’ordre et la confiance :
– un redéploiement stratégique des policiers vers les zones habitées ;
– un renforcement des effectifs ;
une amélioration de la formation professionnelle ;
– un contrôle disciplinaire plus strict des agents.

Selon lui, dans un territoire entouré de zones déjà affectées par l’insécurité, l’inaction pourrait rapidement aggraver la situation.

Les autorités sécuritaires sont désormais attendues sur des réponses concrètes afin de restaurer la paix et la confiance de la population dans le territoire de Watsa.

Junior Kasamba / CongoProfond.net

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