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EAPRW 2025 : La RDC s’invite au cœur de la nouvelle diplomatie publique est-africaine

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Longtemps confidentielle aux yeux du grand public congolais, l’East Africa Public Relations Week (EAPRW) s’impose pourtant comme l’un des rendez-vous les plus stratégiques du continent en matière de communication, de relations publiques et de diplomatie publique. Organisée par l’East Africa Public Relations Association (EAPRA), la quatrième édition se tiendra du 26 au 29 novembre 2025 à Arusha, en Tanzanie.

Cette année, la République Démocratique du Congo fera officiellement partie des délégations participantes, confirmant son ambition de moderniser sa communication gouvernementale, de renforcer son image internationale et de consolider la confiance entre l’État et les citoyens.

Pour cerner les enjeux de cette participation, la rédaction de CONGOPROFOND.NET a rencontré Manzila Kakadji, Représentant national ad interim de l’EAPRA en RDC.

Un carrefour incontournable pour les professionnels africains

L’EAPRW réunit chaque année plus de 400 experts : communicateurs, décideurs publics, universitaires, organisations régionales et acteurs du secteur privé.
Le thème retenu pour l’édition 2025 :
« Renforcer la confiance entre les gouvernements et les citoyens en Afrique de l’Est : le rôle des relations publiques »,
résonne avec les mutations que connaissent les institutions africaines.

« L’EAPRW n’est pas seulement une conférence, mais un véritable laboratoire continental où se construit la nouvelle communication publique africaine. Les meilleures pratiques y sont discutées et adaptées aux réalités de nos pays », explique Manzila Kakadji.

La RDC, nouvel acteur dans un espace régional en expansion

Historiquement centrée sur l’Afrique de l’Est, la plateforme s’ouvre désormais à l’Afrique centrale, dont la RDC, géant démographique et diplomatique de la région.
Pour le Représentant national a.i., la présence congolaise est hautement stratégique : « La RDC a un rôle clé à jouer. Sous l’impulsion du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le pays s’engage dans une communication publique moderne qui répond aux attentes de citoyens connectés et exigeants. »

Au-delà de la communication, cette participation renforce également la diplomatie régionale du pays.

Pourquoi la RDC doit être présente à Arusha

Plusieurs raisons plaident pour une participation active des institutions congolaises, notamment du Ministère de la Communication et des Médias :

1. Renforcer la communication institutionnelle

La RDC s’inspire des modèles performants du Kenya, de l’Ouganda ou de la Tanzanie pour améliorer la relation entre l’État et le citoyen.

2. Améliorer l’image du pays dans la région

L’EAPRW offre un espace pour présenter une RDC en pleine transformation, élément essentiel pour attirer investissements et partenariats.

3. S’intégrer dans les plateformes régionales de coopération.

Les échanges entre ministres, experts et institutions favorisent une meilleure insertion de la RDC dans la dynamique est-africaine.

4. Professionnaliser les communicateurs publics congolais

Panels, ateliers et formations permettront d’acquérir de nouvelles compétences en gestion de crise, communication digitale et relations publiques.

Une opportunité majeure pour réaffirmer la place de la RDC

La participation congolaise à l’EAPRW 2025 permettra de :

– valoriser les avancées nationales en communication publique ;

– renforcer la diplomatie régionale ;

– s’ouvrir aux innovations africaines dans les métiers de la communication ;

– projeter une image moderne, stable et citoyenne de la RDC.

« La communication est devenue un pilier de gouvernance. La RDC doit occuper toute sa place dans les plateformes où se pense la communication du futur », conclut Manzila Kakadji.

Arusha 2025 : un rendez-vous décisif

À quelques jours de l’événement, les préparatifs s’intensifient. Cette édition s’annonce parmi les plus ambitieuses, réunissant ministres, experts internationaux et communicants de haut niveau.
La RDC, désormais engagée dans une communication plus proactive, entend bien y affirmer sa voix et sa vision.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Nord-Kivu II : Le SYNIECO menace de boycotter les épreuves certificatives faute de paiement des arriérés de 2025

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Le Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO), section de la province éducationnelle Nord-Kivu II, menace de boycotter les prochaines épreuves certificatives si le gouvernement ne paie pas les arriérés de la session 2025, estimés à 51 % des frais leur revenant.

La décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce mercredi 27 mai 2026, non loin de l’Institut Kavaghendi à Butembo.

« L’assemblée générale extraordinaire de ce jour avait accepté de participer à la hors-session du 04 au 10 mai, tout en prévenant qu’il n’en sera pas de même pour la suite tant que les comptes ne seront pas totalement réglés. Si, malgré cette situation, le SYNIECO avait accepté de prêter main-forte, c’était par esprit de responsabilité et dans l’espoir d’une solution urgente. Cependant, face au silence persistant des autorités, le SYNIECO se réserve le droit de boycotter toutes les épreuves à venir », a déclaré le secrétaire provincial du SYNIECO, Kakule Kombi Samuel, au sortir de cette réunion.

Les épreuves nationales concernées sont notamment la session ordinaire de l’Examen d’État (Exetat), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP), le Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), ainsi que le Jury national. Ces auxiliaires de l’éducation affirment qu’ils ne superviseront plus ces évaluations si des mesures concrètes ne sont pas prises avant leur lancement.

Les inspecteurs de la province éducationnelle Nord-Kivu II disent ne pas comprendre comment le gouvernement avait débloqué des fonds destinés à la prise en charge des élèves finalistes évoluant dans les zones en insécurité lors de la session 2025, alors qu’eux-mêmes n’avaient perçu que 49 % de leurs frais, le reste n’ayant jamais été payé jusqu’à ce jour.

Cette menace de boycott intervient à quelques jours du lancement des différentes évaluations nationales prévues au mois de juin prochain, plongeant élèves et parents dans l’incertitude quant à la tenue effective et au bon déroulement de ces épreuves.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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