Mine
Durba : Kibali Gold mines instaure un moratoire pour encadrer l’extension de ses projets miniers
La société minière Kibali Gold mines a annoncé, vendredi 6 mars 2026, l’entrée en vigueur d’un moratoire dans certaines zones de la cité minière de Durba, en territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uélé, au nord-est de la République démocratique du Congo. Cette mesure vise à encadrer l’expansion de ses activités minières et à éviter toute nouvelle installation dans les périmètres concernés.
La décision a été prise à l’issue d’une réunion présidée par l’administrateur du territoire de Watsa, Magay Missa Dieudonné, qui a appelé la population au strict respect de cette disposition. Selon une brochure d’information publiée par Kibali Gold Mine, ce moratoire fait suite à deux arrêtés provinciaux signés le 24 février 2026.
Les zones concernées sont principalement les périmètres d’extension des projets Agbarabo Rhino Kongbokoro (ARK) et Gorumbwa Extension. Dans ces espaces destinés à l’élargissement des opérations minières, plusieurs activités sont désormais interdites, notamment l’installation de nouveaux ménages, la construction de maisons, d’écoles ou de centres de santé, l’extension des bâtiments existants ainsi que la vente, la location ou la cession de parcelles.
Pour matérialiser cette décision, les limites des zones concernées seront balisées à l’aide de rubans de signalisation et de panneaux d’avertissement. Un dispositif de surveillance sera également mis en place afin d’éviter toute installation opportuniste dans ces périmètres, dans le but d’assurer une gestion organisée et sécurisée de l’expansion des projets de Kibali Gold Mine dans la région.
Dorcas Mwavita
Mine
Kibali, vitrine du secteur minier congolais : la délégation de l’ambassade du Canada en immersion au cœur du géant aurifère du Haut-Uele
Une délégation de l’ambassade du Canada en République démocratique du Congo, conduite par Catherine Vézina, actuelle chargée d’affaires, a effectué mardi 14avril une visite à la mine d’or de Kibali Gold Mine, située dans la province du Haut-Uele, au nord-est du pays. Cette mission diplomatique a permis de mettre en lumière l’importance stratégique de Kibali, considérée comme l’une des plus grandes exploitations minières industrielles du continent africain et un moteur économique majeur pour les communautés locales.
Au cours de cette visite, la délégation a parcouru plusieurs sites clés de l’exploitation, notamment les installations minières ainsi que les infrastructures énergétiques qui alimentent les opérations. Une attention particulière a été portée aux solutions d’approvisionnement en énergie, reposant en grande partie sur l’hydroélectricité et l’énergie solaire, illustrant l’engagement de la société en faveur d’une production plus durable et respectueuse de l’environnement. Cette immersion a également permis aux visiteurs d’échanger directement avec les travailleurs et différents partenaires communautaires sur les réalités du terrain.

Un autre moment fort de la mission a été la rencontre avec des organisations locales et des projets soutenus par le Fonds canadien d’initiatives locales (FCIL). Parmi eux, les actions menées par le Collectif de développement intégré au Congo (CODIC) ont particulièrement retenu l’attention, notamment dans les domaines de la formation professionnelle ainsi que du renforcement des moyens de subsistance en faveur des jeunes et des femmes. Ces initiatives traduisent la portée des partenariats entre le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement.
À travers cette visite, Kibali s’est affirmée non seulement comme un fleuron du secteur minier en RDC, mais aussi comme un exemple d’intégration entre performance industrielle, innovation énergétique et responsabilité sociale. Cette mission a, en outre, permis de réaffirmer l’engagement du Canada en faveur d’un développement durable, inclusif et responsable en République démocratique du Congo.
Dorcas Mwavita
