Société
Haut-Uele : braquage à Durba, plus de deux millions FC et des téléphones emportés
Une scène de terreur s’est déroulée dans la nuit du samedi à dimanche 21 septembre 2025 à la boutique dénommée village Molokayi , précisément dans la cité minière de Durba, territoire de Watsa, province du Haut-Uélé. Une boutique située à Kokiza Karagba Vol.1, non loin du parking Cité Zaïre, a été la cible d’un braquage particulièrement violent.
Selon les témoignages recueillis par Congoprofond.net, des hommes non identifiés, munis d’armes blanches telles que manchettes, barres de mine et autres objets contondants, ont opéré pendant plus de trente minutes. Ils ont réussi à forcer une porte en métal pour accéder à la boutique de leur victime, un commerçant bien connu du coin. À l’intérieur, se trouvaient également son jeune frère.
Une fois entrés, les assaillants ont non seulement pillé la boutique, emportant une somme estimée à plus de 2.000.000 de francs congolais ainsi que plusieurs téléphones portables, mais ils ont également passé à tabac les deux occupants.
Malgré leurs appels désespérés à l’aide, aucun secours n’est venu. Ni les jeunes du quartier, ni les voisins, ni même les autorités sécuritaires locales n’ont réagi. « C’est un sentiment d’abandon total », a confié une des victimes à notre rédaction.
Pire encore, selon les victimes, aucun officier de police ni même le Chef du village ne se sont rendus sur les lieux pour constater les faits ou lancer une enquête*, laissant planer un climat d’impunité.
Cet incident relance une fois de plus la question de la sécurité des citoyens et de l’efficacité des autorités locales face à la montée des actes criminels dans cette zone à forte concentration économique.
Junior Kasamba | Congoprofond.net
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
