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DTN Lusadisu : « sans centres de formation, pas de futur pour le football congolais »

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Kinshasa, septembre 2025 – Dans une interview accordée à la presse, le directeur technique national de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) a dressé un constat sans détour : le développement du football congolais passe impérativement par la formation structurée des jeunes talents et la mise en place d’académies viables.

Selon lui, le football moderne est devenu « complexe et régi par de nombreux principes tactiques ». Il illustre :

« Un milieu de terrain peut passer 45 minutes sans jouer avec son attaquant, non pas par manque de talent, mais parce qu’il n’a pas appris quand et comment le servir. Ces choses ne s’acquièrent que dans des structures de formation. »

Pour répondre à ce besoin, la FECOFA multiplie la délivrance de licences D, premier diplôme d’entraîneur en RDC. L’objectif est que chaque enfant congolais qui pratique le football soit encadré par un personnel qualifié. Mais le directeur technique déplore que la majorité des entraîneurs formés préfèrent évoluer en première division, laissant les jeunes sans encadrement adéquat, faute de moyens pour vivre de ce métier.

Il rappelle également le projet TEDES, lancé en 2023 avec l’appui de la FIFA, qui vise à recruter et former des enfants de moins de 15 ans pour les rendre compétitifs d’ici 2026. « Nous voulons un centre de formation dans chaque province, et regrouper les meilleurs dans une Académie nationale au centre technique de la N’Sele. Les infrastructures existent, mais l’académie n’est toujours pas opérationnelle », a-t-il souligné.

La mise en place de ce projet se heurte aux difficultés de financement et de gestion, notamment sous le Comité de Normalisation (CONOR). Mais le directeur technique se montre confiant :

« Avec l’arrivée du nouveau directeur du football, Irita Ino, membre de la CAF, nous espérons que les choses vont enfin bouger. Sa vision rejoint la nôtre, et nous espérons qu’à la même période, l’année prochaine, l’Académie nationale pourra enfin ouvrir ses portes. »

En misant sur la formation à la base, la FECOFA espère bâtir une génération solide capable de hisser le football congolais au niveau continental et mondial.

Désiré Rex Owamba

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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression

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Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.

À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.

« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.

Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.

Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.

De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.

Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.

Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.

 

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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