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DRC Mining Week: Kibali exhorte les Mining à préserver l’environnement
Faisant partie de ses priorités, la préservation de la nature a fait l’objet de l’intervention du Directeur général de Kibali Gold Mining, Mr Cyril MUTOMBO, lors d’un panel portant sur le thème : «Facteurs environnementaux, sociaux et Gouvernance afin de planifier dès aujourd’hui les événements futurs».
Durant son allocution, le Dg de Kibali Gold mining a tenu à expliquer le processus idéal à suivre pour un mining afin de jouer un rôle important dans la protection de l’environnement.
Il s’agit premièrement d’effectuer des études d’état zéro qui consiste à déterminer les conditions à partir desquelles vous démarrez. Ces études doivent être très approfondies. Ce qui signifie qu’elles doivent être faites sur le sol, les rivières, non seulement celles qui entourent votre mine, mais toutes les rivières du secteur afin de savoir quelle sont les espèces qui doivent être protégées et les zones à ne pas impacter par la pollution de manière tant directe qu’indirecte.
Toutes ces études permettent aussi de connaître si les équipements qui seront utilisés ne seront pas un danger pour la faune et la flore.
Il convient de savoir, à la suite de Cyrille Mutombo, que 90% des eaux qu’utilise Kibali Gold mining pour le traitement de ses minerais sont des eaux retraitées. Cette technique permet d’éviter les contaminations dans les rivières environnantes et permet une meilleure gestion des ressources hydrauliques.
En somme, toutes ces techniques sont très nécessaires pour qu’un opérateur minier soit aligné parmi les conservateurs de la nature et de l’environnement.
Kibali Gold mining identifie au préalable les types d’impacts qu’il va produire et prend des mesures qui doivent intervenir pour réduire ces impacts ou les éliminer pour ne pas déranger les communautés locales.
Benjamin Kapajika/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
