Connect with us

Actualité

DRC Mining Week 2024: En RDC, les 6 défis majeurs du secteur minier (Par Cyrille Mutombo, DG Kibali Gold Mine et Vice-Président de la Chambre des Mines)

Published

on

La 19ème édition de DRC Mining Week, tenue du 12 au 14 juin 2024 à Lubumbashi, chef-lieu du Haut-Katanga, a donné l’occasion à un acteur majeur du secteur minier, Cyrille Mutombo, Directeur Général de Kibali Gold Mine et Vice-Président de la Chambre des mines de la RDC, de décliner les défis majeurs auxquels sont confrontées les exploitants miniers en RDC.

A cet effet, sur fond du thème « donner la priorité aux opérations minières durables et à la transformation locale en RDC », le Vice-Président de la Chambre des mines de la RDC, Cyril Mutombo a relevé six principaux défis, notamment :

1. Le déficit énergétique : Ce sempiternel problème d’insuffisance de courant électrique dans les zones minières persiste face aux besoins des miniers toujours croissants. Dans le lot des solutions palliatives, certains miniers n’hésitent pas de recourir aux pays voisins. D’autres ont fait le choix de mettre en place leurs centrales hydroélectriques, voire solaires. Il faut noter que l’exécution de ces projets nécessitent des moyens financiers énormes. La FEC, en sa qualité de partenaire du Gouvernement, y travaille sans relâche, en organisant régulièrement des conférences sur l’énergie pour résorber le déficit énergétique.

2. L’insuffisance des infrastructures routières et ferroviaires : Cyrille Mutombo indique que la plupart des mines étant installées dans des zones isolées, il faut des voies d’évacuation en bon état pour faciliter le transport de leurs minerais.

3. Le climat des affaires délétère et l’absence d’une politique de développement.

4. Le poids de la fiscalité et parafiscalité anormalement lourdes, asphyxiant la trésorerie des entreprises. D’où la nécessité de trouver des solutions pour palier à ce problème.

5. Les défis de la sous-traitance et la création des chaînes des valeurs ainsi que des richesses restent un objectif primordial pour les opérateurs miniers.

« Les entreprises minières se mettent au pas pour rencontrer la volonté du législateur quant à la sous-traitance congolaise. Leurs efforts que nous pouvons lister sans être exhaustifs sont palpables mais encore loin de l’objectif de la création des richesses selon la vision du chef de l’Etat. Pour réussir ce pari important fixé par le Chef de l’Etat et auquel nous avons tous adhéré, il est important d’envisager un nombre d’actions dont des ajustements nécessaires à la loi pour élaguer les articles qui posent problème, afin de l’améliorer. », a reconnu Cyrille Mutombo.

6. L’insécurité liée aux conflits armés
La partie Est du pays en proie à la guerre pose de sérieux problèmes aux miniers. Cependant, ces derniers notent les efforts du Gouvernement pour pacifier le pays.

« En dépit de tous ces défis et des attentes des plus en plus grandissantes, notre industrie minière continue à travailler d’arrachepied pour promouvoir un cadre de travail plus sain. Au-delà de la volonté politique, a martelé Cyril Mutombo, il faut ajouter la valeur locale aux produits miniers et créer une chaîne de valeur en aval de l’extraction minière», a conclu le Vice-Président de la Chambre des mines, ajoutant que pour y parvenir, il est plus qu’urgent d’offrir un cadre légal et fiscal stable et transparent.

Tchèques Bukasa/Envoyé spécial CONGOPROFOND.NET à Lubumbashi

Politique

RDC : Andy Bemba appelle à une refondation de l’État congolais « Le problème du Congo dépasse les hommes »

Published

on

Le président national du parti Nouvelle Pensée(NP), Andy Bemba, a plaidé pour une rupture profonde avec le système politique actuel en République démocratique du Congo. Dans une déclaration faite ce samedi 23 mai 2026, il invite pouvoir et opposition à « réfléchir sérieusement à notre avenir » et à engager une refondation de l’État.

« Il est temps de marquer un arrêt et de réfléchir sérieusement à notre avenir. Reconnaître que notre système politique a montré ses limites », a déclaré l’homme politique. Pour lui, la crise congolaise ne peut plus être réduite à une alternance entre majorité et opposition. « Pouvoir comme opposition, nous devons penser à refonder notre État. Repartir à zéro pour ouvrir une nouvelle voie, celle du changement, de la responsabilité et de la révolution des mentalités. »

Le leader de la Nouvelle Pensée critique directement les slogans politiques simplistes. S’adressant aux opposants, il affirme : « “Art.64 Tshisekedi doit partir” ne peut pas être un projet politique ». Une manière de dire que la contestation centrée sur la personne du président Félix Tshisekedi ne suffit pas à porter une vision d’avenir pour le pays.

Andy Bemba insiste sur la profondeur des maux congolais. « Le problème du Congo dépasse les hommes. Il touche à la solidité de l’État, à l’unité nationale et à notre capacité à défendre nos intérêts. » Il met ainsi l’accent sur la nécessité de reconstruire les institutions, de renforcer la cohésion nationale et de doter le pays d’une stratégie capable de protéger ses ressources et sa souveraineté.

L’appel intervient dans un contexte marqué par les défis sécuritaires dans l’Est du pays, les tensions politiques, les débats sur la gouvernance et un malentendu sur le changement de la constitution.

Pour Andy Bemba, attendre reviendrait à aggraver la situation : « Pensons-y avant qu’il ne soit trop tard. »

La Nouvelle Pensée, formation politique encore jeune sur l’échiquier national, se positionne depuis sa création comme un mouvement prônant la transformation des mentalités et une rupture avec les pratiques du passé. Avec cette sortie, son président cherche à déplacer le débat public : au-delà des querelles de personnes, il propose de remettre à plat le contrat social congolais.

Reste à savoir si cet appel à « repartir à zéro » trouvera un écho auprès des autres acteurs politiques, au pouvoir comme dans l’opposition. Pour Andy Bemba, l’urgence est d’ouvrir une voie nouvelle, fondée sur la responsabilité collective et une révolution culturelle capable de redonner confiance aux congolais dans leur État.

Blaise ABITA ETAMBE

Continue Reading