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Dr. E. Tshisekedi: Un homme hors du commun qui va manquer à tout le Congo( par Me Laurent Mutambayi, président de l’association congolaise des juristes d’entreprise)

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A l’occasion de la conduite du Sphinx à sa dernière demeure, je tiens d’abord à réitérer mes condoléances les plus émues à sa veuve, Maman Marthe Kasalu, à ses enfants dont SEM le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi ainsi qu’à ses petits-enfants.

Nous ne sommes pas que dans la tristesse, mais bien au contraire dans la joie, car nous célébrons la bravoure d’un grand combattant de la paix et de la démocratie, de l’apôtre de la lutte non violente et de l’Etat de droit en RDC.

Par son abnégation et sa détermination, il a inspiré mon combat politique et aussi celui de tant des personnes engagées dans la cause du Congo. Avec son départ, le Congo a perdu un homme d’Etat hors du commun, un guide expérimenté et une référence pour beaucoup de femmes et d’hommes politiques.

E.T.W.M a marqué de manière indélébile l’histoire de notre pays. Il avait par ailleurs une vision claire d’un Congo beaucoup plus fort, démocratique et proche des citoyens. E.T.W.M était un homme d’Etat à l’intelligence remarquable, au courage irréfutable et au légendaire franc-parler. Ce fut un grand nationaliste, un Homme de compromis au caractère fort, au leadership charismatique, d’une discrétion rare et précieuse. Il était doté d’une extraordinaire faculté d’anticipation et pouvait trancher aux moments-clefs des décisions difficiles.

E.T.W.M faisait partie de ces hommes politiques qui ont toujours su faire passer le sens du bien commun et de l’Etat avant les calculs politiciens. En tant que “capitaine”, il a tenu fermement la barre du bateau Congo menacé par plusieurs tempêtes. E.T.W.M est un des derniers dirigeants congolais qui avaient le sens élevé de l’Etat et considéraient que le respect des accords politiques était la meilleure garantie de l’avenir du pays.

En tant que jeune élève d’abord, puis pour le nationaliste que je suis, ce fut une source d’inspiration solide. Nul ne peut mettre en doute le rôle crucial qu’il a joué dans la démocratisation du Congo. Des années 70 à la fin de son périple terrestre, le 1er février 2017, il a su lier son nom à la lutte contre la dictature, au respect des droits fondamentaux des Congolais, à l’émergence d’un Etat de droit, au respect des textes. A ce titre aussi, il restera à jamais dans nos mémoires.

Le départ d’E.T.W.M est une grande perte pour le pays.

Le Congo récolte encore en 2019 les fruits de l’engagement patriotique d’E.T.W.M. Après une longue absence, E.T.W.M est revenu une première fois sur le devant de la scène politique congolaise en tant que candidat de l’opposition congolaise aux présidentielles de 2011.
En 2016, il a réussi à rassembler autour de sa personne les principales forces politiques de l’opposition à Genval.

Les générations futures retiendront de lui qu’il faut toujours privilégier l’intérêt du peuple « Le Peuple d’abord » avant toute chose et de ne jamais avoir peur de défendre les valeurs sacrées de la démocratie au péril de sa propre vie.

Avec le départ d’E.T.W.M, nous perdons un grand combattant de la démocratie, un grand démocrate et un homme d’Etat qui a joué un rôle-clé dans la structure politique congolaise des dernières décennies. E.T.W.M était la force motrice des accords de la Saint-Sylvestre qui ont débouché sur un job description de l’organisation des élections en décembre 2018 et l’alternance politique qui s’en est suivie.

Les Accords de la Saint-Sylvestre n’ont pu voir le jour que grâce à la confiance et l’autorité qu’E.T.W.M avait acquise auprès de tous et par son talent de conciliateur. E.T.W.M a joué un rôle clé dans la recherche d’une solution à l’impasse politique consécutive aux élections de 2011.

Me Laurent Mutambayi

Même s’il n’est plus avec nous physiquement, sa vision d’un Congo démocratisé, uni et prospère, lui survivra. Le Congo se rappellera longtemps cette figure politique de premier plan qui a inscrit son nom en lettre d’or au panthéon de l’histoire congolaise.

Me Laurent MUTAMBAYI, président de l’association congolaise des juristes d’entreprise.


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Coup d’État manqué ou tentative d’assassinat : Didier Kamerhe attend fermement le rapport officiel de la haute hiérarchie du pays

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Menée par Christian Malanga, un ancien membre des FARDC, la milice “New Zaïre” a orchestré, les petites heures du dimanche 19 mai 2024, une attaque meurtrière à la résidence de Vital Kamerhe, candidat au perchoir de l’Assemblée Nationale et une descente au Palais de la Nation, siège et bureau du président de la République.

La question sur la vraie cible de cette attaque se pose tant dans la population congolaise que dans la sphère politique et divise deux membres du Gouvernement Sama Lukonde II.

Selon le signataire d’un communiqué officiel publié quelques heures après cet acte, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, porte parole de l’exécutif national, confie que seuls le Palais de la nation, siège du bureau du Président de la République, et la résidence de Vital Kamerhe, en premier, ont été attaqués.

Cette version va se marier à celle du porte-parole des FARDC affirmant avoir déjoué un coup d’État et de l’épouse de Vital Kamerhe, Hamida Chatur, qui sur son compte X a témoigné “une attaque meurtrière qui a principalement ciblé son mari“.

Se confiant aux propos des assaillants, des nouveaux éléments d’apparence non relayés par le communiqué du Gouvernement et la presse congolaise, seront dévoilés le même jour par Jean-Pierre Bemba via le compte X de la Vice-primature, ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants.

Les résidences de la première ministre Suminwa Judith , du VPM de la défense, Jean-Pierre Bemba et de l’honorable Vital Kamerhe, avant l’étape du palais de la nation, étaient les principales cibles, selon les témoignages des assaillants“, lit-on.

14 heures après cet incident, Didier Kamerhe, frère de Vital Kamerhe, appelle la communauté congolaise à rester factuelle en attendant les résultats des enquêtes officielles en cours et soulèvent les quatre points suivants :

1. Le point de départ de ce qu’on présente officiellement comme tentative de renversement de pouvoir à Kinshasa est la résidence d’un simple député mais, il faudrait le préciser, candidat au poste du président de l’assemblée;

2. L’une des gardes du député sort de la parcelle en pleine nuit, soi-disant parce qu’il aurait vu des drones circuler dans le ciel et, comme par hasard, les assaillants profitent de son ouverture du portail pour le braquer, entrer dans la parcelle et le ligoter, pendant que d’autres engagent un échange des feux avec les autres gardes dont 2 seront tués avec un des assaillants;

3. Vue la résistance des gardes restés à l’intérieur de la parcelle du député en question, les assaillants vont se retirer pour prendre d’assaut le palais de la nation sans une résistance sérieuse sur les différentes barrières de sécurité de ce site hautement sécurisé du pays;

4. C’est après la tentative (d’assassinat) manquée à la résidence du député et prise d’assaut très facile du Palais de la nation que, seul, le commandant des assaillants sera abattu.

Optimiste, il soutient cette célèbre phrase “les faits sont sacrés mais les commentaires libres”, pour n’attendre que le rapport Officiel de la haute hiérarchie qui pourra démontrer les commanditaires de cette tentative de déstabilisation des institutions, des officiels et de Kinshasa.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET


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Bientôt le magazine CONGO PROFOND dans les kiosques à journaux : Simplicité, Pertinence et Découverte