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Dr Denis Mukwege, une espèce à cloner (par le Pr Sam Bokolombe)
À cause de ce prix Nobel de la paix 2018 qui est décerné au Docteur Dénis Mukwege, l’un des plus prestigieux de l’époque contemporaine, tous les médias du monde n’en ont que pour la Rd.-Congo, pour les femmes violées du Kivu dont il a fait de la cause une mission sacerdotale et, évidemment pour le récipiendaire, pour sa médecine humaniste et son activisme politique en vue d’une alternance démocratique qualitative dans notre pays.
Aujourd’hui, beaucoup de gens arriveront à situer notre pays sur la carte du monde et, chose rare par ces temps qui courent, pas pour une énième tuerie dans sa partie orientale ou pour des manœuvres en vue de la fraude électorale, mais pour la reconnaissance d’un modèle d’excellence, du mérite d’un homme qui a choisi de faire sienne, et de manière pratique, la grande cause des femmes violées de la Rd.-Congo.
À côté de Mandela, sera aussi cité Dénis Mukwege fraîchement nobélisé. En fait, le Docteur Denis Mukwege est une luciole, un point lumineux de notre pays remis à l’endroit. C’est le Congo normal.
C’est un homme qui incarne ce que devrait être la Rd.-Congo toute éclairée du génie de ses enfants et consciente de son destin de grandeur et de rayonnement au cœur de l’Afrique. Un bel exemple qui doit faire des émules et être célébré comme tel. Une espèce à cloner.
Félicitations Docteur !
-SBBY-
À la Une
Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire
Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.
Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».
Dans la même déclaration, le BUREC recommande « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.
Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».
Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».
Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».
Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.
Franck Kaky
