Société
Double accident sur le boulevard du 30 juin ce samedi 23 août : plusieurs victimes dont le jeune Carl Tshiteya
La capitale Congolaise a été secouée ce samedi 23 Août 2025, par deux graves accidents de circulation sur le Boulevard du 30 Juin, provoquant plusieurs pertes en vies humaines.
Le premier accident est survenu vers 4 heures du matin, à hauteur de GG Mart, avenue Colonel Mondjiba. Un minibus Mercedes Sprinter, en provenance du Grand Marché et à destination de Kintambo, a violemment percuté la chaussée après une perte de contrôle. Plusieurs passagers ont été blessés et le chauffeur est décédé sur place.
Quelques heures plus tard, un second accident est survenu à proximité du saut-de-mouton Mandela. Le conducteur, Carl Tshiteya, jeune natif de la commune de Bandalungwa, a perdu la vie après que son véhicule a heurté une bordure du boulevard. Son engin a été complètement broyé sous la violence du choc.
Les causes exactes de ces drames ne sont pas encore connues. Des témoins évoquent notamment l’excès de vitesse et l’ivresse au volant comme pistes probables.
Ces tragédies, qui marquent la journée du samedi 23 août, relancent le débat sur la sécurité routière à Kinshasa, où les accidents mortels demeurent fréquents sur les grands axes de la ville.
Dorcas Mwavita/Congoprofond.net
À la Une
Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
