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Dossier Pelende-Nord : le ministre Mvunzi Meya recadre le président de l’ANATC

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Le président de l’Alliance nationale des autorités traditionnelles du Congo (ANATC), le Mwami Munongo Godefroid, s’est invité dans le conflit de succession de la chefferie Pelende-Nord, non pas en amont en vue de proposer des solutions, mais en aval, alors que l’affaire est close.

Et cette intrusion, de l’avis de l’opinion locale, serait de nature à semer la confusion dans le chef de quelques princes de ce pouvoir coutumier. Dans sa correspondance du 06 octobre dernier, adressée au Premier ministre, Mwami Munongo prétend que le ministre des Affaires coutumières a violé la Constitution et les lois, et qu’il mépriserait la coutume locale Pelende, dans le cadre de l’arbitrage politique du conflit de succession à Pelende-Nord.

Et, Godefroid Munongo, sollicite auprès du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba le report de la désignation du grand chef traditionnel de la chefferie Pelende-Nord.

Dans le but de convaincre Ilunga Ilunkamba, Godefroid Munongo brandit un mémorandum prétendument signé par les autorités coutumières de la chefferie Pelende-Nord.

A plus d’un égard, le président de l’ANATC intoxique les six candidats au trône pour troubler cette chefferie. Le mémorandum auquel Mwami Munongo fait allusion, en effet, n’émane nullement des autorités coutumières de Pelende-Nord (25 groupements, chefs de localités, notables, etc). Ce mémorandum est plutôt l’oeuvre de quelques princes des familles regnantes qui contestent la désignation du nouveau Kiamvu, Louis-Gethro Makambu Mitsunga.

Dans sa réponse, le ministre des Affaires coutumières, Michel Mvunzi Meya, s’étonne que l’ANATC, structure qui regroupe les chefs traditionnels de la RDC, attribue ce mémorandum aux autorités coutumières de la chefferie Pelende-Nord, alors qu’aucun de siganataires n’a qualité de chef traditionnel. Le mémorandum a été signé par des princes mécontents de la désignation de Makambu Mitsunga Gethro. Il s’agit de Théophile Mbuya Mwata Mbanza, Zacharie Mbuya Mutu-Ba-Nganga, Pelende Nawej, Tsumbi Mwata Mbanza Jean-Petit, Nkituhanga Kufwa-ku-Tata César, Willy Bingani et Mbemba Mahumba Zany.

Le ministre Mvunzi Meya regrette l’attitude du président national de l’ANATC, qui aurait dû l’approcher pour s’informer sur la version offcielle des faits, au lieu de se laisser guider par un de ses collaborateurs, Felix Yamfu Nawej, le trésorier de l’ANATC. Ce dernier intoxique son cousin, le candidat Tsumbi Jean-Petit, en vue de maintenir le chaos dans la chefferie Pelende-Nord.

« Votre jugement me paraît totalement gauche, écrit le ministre dans sa correspondance de ce jeudi 08 octobre, dans la mesure où il a été dicté par votre collaborateur cité ci-haut qui a des intérêts dans ce dossier dont la résolution définitive a restauré la paix dans la chefferie de Pelende-Nord », contredit le ministre Mvunzi.

L’autorité coutumière en RDC rappelle au Mwami Munongo qu’il avait résolu le conflit coutumier de Kaponda au Haut-Katanga avec sa collaboration, et il avait utilisé le même arbitrage politique.

Le ministre Mvunzi Meya appelle le président de l’ANATC à ne plus confondre les attributions du ministre consignées dans l’ordonnance n°20/017 du 27 mars 2020 fixant les attribiutions des ministères, aux compétences dévolues aux Commissions consultatives de Règlement des conflits coutumiers (CCRCC).

Emile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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