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Dossier « Mwant Jet »: Gueda Wicht veut la liquidation, la Justice dit « NON » !

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Par son jugement du 15 juillet 2022 rendu sous numéro RFC 147, le tribunal de commerce de Kinshasa/Gombe avait ordonné la dissolution de la compagnie d’aviation Mwant Jet et statué sur sa liquidation. Très vite, Gueda Wicht Amani, actionnaire majoritaire, fera tout pour la mise en œuvre de cette décision obtenue à sa requête.

La célérité dans l’exécution de cette décision est un peu surprenante, alors que l’administrateur provisoire s’attelle sur les missions qui lui sont confiées par la justice, à savoir: l’évaluation de l’entreprise Mwant Jet ainsi que l’audit des comptes. En fait, depuis quatre ans que l’entreprise existe, il n’y a jamais eu d’assemblée générale ordinaire pour examiner et approuver les comptes.

Suite à cette situation, Michaël Yav, l’autre associé, a interjeté appel contre cette décision et l’a assignée en défenses à exécuter, d’autant plus que le jugement était assorti de la clause “exécutoire par provision”.

Face à ce dossier de Mwant Jet, on pourrait se poser quelques questions, notamment: Pourquoi cette vitesse dans la dissolution? Que cache donc cette obstination à vouloir liquider la société et sacrifier des emplois?

Après examen de la demande des défenses à exécuter introduites par Michaël Yav, la Cour d’appel vient d’ordonner les défenses à exécuter du jugement RFC 147 du 15 juillet 2022 par son jugement rendu le 3 août dernier sous RFC 006.

La Cour a estimé que le premier juge avait appliqué un article inapproprié dans le cas de l’entreprise pour décider de sa dissolution. “Mwant Jet n’est pas déclaré en faillite pour qu’on puisse lui appliquer des dispositions qui concernent les entreprises en faillite”, précise Maître Jean Serge Jabur Makierba, l’un des avocats qui défend Michael Yav Tshikung dans l’affaire qui l’oppose à Gueda Amani Wicht dans la société Mwant Jet.

“Les défenses à exécuter suspendent ainsi le dispositif du jugement RFC 147 du Tribunal de commerce de Kinshasa/Gombe. En d’autres termes, la dissolution de la société Mwant Jet, sa mise en liquidation et la désignation des liquidateurs sont suspendues jusqu’à ce que la Cour d’appel va vider le fond de l’affaire. Et par conséquent, seul l’administrateur provisoire désigné par le tribunal de commerce de Kinshasa/ Matete représente la société vis-à-vis des tiers. Dès lors, tout acte que les liquidateurs poseront après la notification de l’arrêt des défenses à exécuter constituera un acte de rébellion”, précise Maître Jean Serge Jabur Makierba.

En ce qui concerne les aspects techniques, Mwant Jet est représenté par le Commandant, pilote instructeur, Charles Birindwa, accepté par l’Autorité de l’aviation Civile congolaise comme seul dirigeant responsable.

En effet, “les liquidateurs doivent faire rapport à l’administrateur provisoire des différentes actions entreprises pour éviter de porter préjudice à Mwant Jet”, tranche Maître Jean Serge Jabur Makierba. En des termes simples, on retourne à la situation antérieure.
Ce mercredi 10 août, l’audience en appel est prévue au Tribunal de Commerce de Kinshasa/Gombe.

D.N./CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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