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Dossier Kalev : changement de magistrat instructeur

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Kalev Mutondo, ancien Directeur général de l’ANR (Agence Nationale de Renseignements), ne se trouve plus sous le coup d’un avis de recherche, ainsi que l’a fait croire le document émis à sa charge par le Procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, hier jeudi 11 mars 2021.

En effet, un nouvel élément est intervenu au dossier. Il s’agit de la lettre du Procureur Général de la Cour de Cassation, Mumba Mukomo, qui a réservé une suite favorable à la demande de l’intéressé sollicitant le changement de magistrat instructeur. Le Procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe est ainsi appelé à transmettre ledit dossier à un officier du ministre public autre que celui émetteur de deux mandats de comparution à charge de Kalev, dont le dernier l’invitait à se présenter à son office le mercredi 10 mars 2021. Comme on s’y attendait, l’ancien patron des services de sécurité n’y a pas répondu.

Le Procureur général près la Cour de Cassation instruit, dans la même correspondance, le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete, qui avait également ouvert un dossier à charge de Kalev, de transmettre tous les éléments en sa possession à son collègue du Parquet général près la Cour d’Appel de Gombe.

L’autre élément apporté au dossier du précité est qu’il est justiciable devant une Cour d’Appel et non la Cour de Cassation, car l’Administrateur général de l’ANR a rang de ministre, mais n’est pas membre du gouvernement.
Kalev va-t-il répondre au mandat de comparution attendu du nouveau magistrat instructeur ? Attendons voir.

Le Phare

Kinshasa, le 10/03/2021

N°746/D.023/8665/PGCCA/PN/2021.

Transmis copie pour information à :
– Messieurs les Procureurs Généraux près les cours d’appel de KINSHASA/GOMBE
Et KINSHASA/MATETE

KINSHASA, le
PROCUREUR GENERAL,
Victor MUMBA MUKOMO

Objet : Votre intervention et demande des dossiers en communication

Monsieur KALEV MUTONDO,
Administrateur Général Honoraire de l’Agence Nationale de Renseignement

Monsieur,

J’ai l’honneur d’accuser réception de votre lettre sans numéro du 05 mars 2021 relative à l’objet repris en marge.
Je note que si, aux termes de l’article 3 alinéa 2 de l’ordonnance n° 85/188 du 25 juillet 1985 modifiant l’ordonnance n° 83-193 du 03 novembre 1983 portant création de l’Agence Nationale de Documentation, l’Administrateur Général de l’Agence Nationale de Renseignements a rang de Ministre, il est cependant vrai qu’il n’est pas membre du Gouvernement.
Par conséquent, au regard des articles 153 alinéa 3.2 de la constitution et 93 point.2 de la loi organique n° 13/011-8 du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l’ordre judiciaire, l’Administrateur Général de I’ANR n’est pas justiciable de la Cour de cassation. Il s’en suit que mon office ne peut, au risque de violer l’article 73 de la foi organique suscitée, poser des actes d’instruction dans les dossiers qui vous concernent.

Quant aux reproches par vous faits au magistrat instructeur des dossiers RMP.2475/PG.023/a/KP et RMP.2476/PG.023/a/KP, je demande au Procureur Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, qui me lit en copie, de les réattribuer à un autre magistrat pour la sérénité de la justice.

Concernant le dossier RMP.4989/PG-MAT/PIT ouvert au Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete, j’instruis le Procureur Général près cette Cour, qui me lit sous carbone, de le transmettre à son collègue de Kinshasa/Gombe étant donné que vous résidez dans le ressort de ce dernier.

J’invite celui-ci à réconformer scrupuleusement aux prescrits de l’article 25 alinéa 1er du Décret/Loi n°003-203 du 11 janvier 2003 portant création et organisation de l’Agence Nationale des Renseignements.

Le Procureur Général
Victor Mumba Mukomo

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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