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Dossier Kalev : adieu la République !

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Kalev Mutond, Administrateur général honoraire de l’ANR (Agence Nationale de Renseignements), est attendu ce mardi 09 mars 2021 dans la matinée, au Parquet général près la Cour d’Appel de Gombe. Selon l’avocat général émetteur du mandat de comparution à son intention, il pourrait recourir à la contrainte en cas d’absence de l’intéressé au rendez-vous.

Bien que les griefs à sa charge ne soient pas officiellement portés à la connaissance du grand public, on croit savoir que les plaintes déposées à sa charge par Jean-Claude Muyambo, Christopher Ngoy, Kapepula Mulumba, Vano Kiboko, Gecoco Mulumba et autres seraient liées aux violations des droits de l’homme, notamment des arrestations arbitraires, tortures, enlèvements, etc.

L’opinion enregistre, chaque fois qu’un animateur d’une institution de la République, un acteur politique, un mandataire public ou un activiste de la société civile est interpellé au niveau de la justice, pour des faits bien précis, une montée au créneau de sa mutualité tribale, de son association ethnique, des notables de son village, de la jeunesse de son secteur ou territoire, pour menacer de mettre le feu à la République, si les poursuites judiciaires n’étaient pas abandonnées contre lui, à l’étape de l’instruction préliminaire.

Tout se passe désormais comme si la République Démocratique du Congo fonctionnait avec une justice à deux vitesses, l’une pour les « intouchables », et l’autre pour les « faibles ». On a déjà entendu des discours aux relents xénophobes lors du procès de Vital Kamerhe, ancien Directeur de cabinet du Chef de l’Etat. C’était pareil lors du déguerpissement d’Emmanuel Shadary d’une maison de l’Etat qu’il s’était approprié illégalement. Cela s’est reproduit lors du procès du pasteur Daniel Ngoy Mulunda, coupable d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et d’incitation à la haine tribale et ethnique. Le tout dernier cas en cas est celui de Kalev Mutond, pour qui des organisations se réclamant du Haut-Katanga exigent le classement sans suite de son dossier judiciaire, faute de quoi ils pourraient se prendre en charge et mettre le pouvoir en place en difficulté.

L’on se demande, au vue des soutiens inconditionnels des partis ou regroupements politiques, des associations tribales ou ethniques à certains concitoyens, où va la République. Car, dans ce pays, chaque Congolaise et chaque Congolais appartient à un espace géopolitique et linguistique. Si un criminel, l’auteur d’un homicide involontaire, un détourneur des deniers publics, un violeur de femme, un corrupteur, un faussaire de documents, un tortionnaire…. ne peuvent plus être inquiétés par la justice, en raison de leurs origines tribales ou linguistiques, on devrait mettre une croix sur la République.

Ainsi, chacun pourrait rentrer vivre dans son village ou son territoire d’origine, dans la totale impunité et ne plus avoir des comptes à rendre à la communauté en cas de délit punissable par la loi. Si dans un Etat, tous les citoyens ne sont plus égaux devant la loi, adieu la République.

Kimp/LE PHARE

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DIGI’TALK Douala 2026 : « L’Afrique doit passer de consommatrice à créatrice du digital », affirme Estelle Essame ( Interview exclusive )

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Fondatrice du magazine INNOV’TECH AFRICA et initiatrice de DIGI’TALK, plateforme stratégique dédiée aux acteurs du numérique, Estelle Essame œuvre à structurer et valoriser les écosystèmes technologiques africains. À la croisée des médias, du digital et du développement, elle porte une ambition claire : positionner l’Afrique comme un acteur crédible sur la scène technologique mondiale.

Dans cette interview exclusive accordée à CONGOPROFOND.NET, elle décrypte les enjeux de la transformation digitale et les ambitions de DIGI’TALK.

CONGOPROFOND.NET : On parle de plus en plus de transformation digitale dans le contexte africain. Selon vous, pourquoi ce sujet est-il devenu incontournable pour les entreprises ?

Estelle Essame : Parce que le monde n’attend plus. Aujourd’hui, une entreprise qui n’intègre pas le digital ne perd pas seulement en performance, elle perd en pertinence.

Mais au-delà de la compétitivité, il y a un enjeu encore plus profond en Afrique : le digital est un accélérateur de développement. Il permet de contourner certaines limites structurelles et d’ouvrir des marchés autrefois inaccessibles.

La vraie question n’est plus : “faut-il y aller ?”, mais “à quelle vitesse et avec quelle stratégie ?”.

CONGOPROFOND.NET : Quelle est la vision derrière l’organisation de DIGI’TALK ?

Estelle Essame : DIGI’TALK est né d’un besoin simple : créer des conversations utiles. Pas des panels passifs, mais des espaces d’échanges réels, où les participants se challengent et se connectent.

Ma vision est claire : transformer les discussions en opportunités, et les rencontres en collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi avoir choisi Douala comme ville hôte ?

Estelle Essame : Douala est un hub économique majeur en Afrique centrale. C’est une ville dynamique, portée par une forte culture entrepreneuriale et une concentration d’acteurs économiques clés.

Positionner DIGI’TALK à Douala, c’est s’ancrer au cœur de l’activité économique réelle.

CONGOPROFOND.NET : À qui s’adresse principalement cet événement ?

Estelle Essame : DIGI’TALK s’adresse à ceux qui font : entrepreneurs, décideurs, startups, professionnels du digital, investisseurs, mais aussi jeunes talents.

Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les profils, mais les dynamiques. Créer des ponts entre ces mondes, c’est là que se crée la vraie valeur.

CONGOPROFOND.NET : Quelles thématiques majeures seront abordées lors de cette édition ?

Estelle Essame : Nous avons choisi des thématiques à la fois tendances et stratégiques : la transformation digitale des entreprises, l’intelligence artificielle et les opportunités business dans le numérique.

Mais surtout, nous allons parler concret : cas réels, retours d’expérience et opportunités immédiates.

CONGOPROFOND.NET : Qu’est-ce qui distingue DIGI’TALK des autres rencontres sur le digital ?

Estelle Essame : Son positionnement hybride et orienté résultats. Ce n’est ni un événement institutionnel classique, ni une simple conférence.

C’est un format immersif, conçu pour favoriser des échanges directs, qualitatifs et stratégiques, avec un objectif clair : déboucher sur des collaborations concrètes.

CONGOPROFOND.NET : Quel impact concret attendez-vous pour les participants et les entreprises ?

Estelle Essame : DIGI’TALK doit générer des connexions stratégiques, faciliter l’accès à des opportunités business et accélérer la compréhension des enjeux digitaux.

Pour les entreprises, c’est un levier de veille et de développement. Pour les participants, un accès à des réseaux qualifiés et à des insights de haut niveau.

Notre objectif est clair : créer de la valeur tangible.

CONGOPROFOND.NET : Quels conseils donneriez-vous aux entreprises qui hésitent encore à amorcer leur transformation digitale ?

Estelle Essame : Le principal risque aujourd’hui, c’est l’inaction.

La transformation digitale doit être progressive, structurée et alignée sur les objectifs business. Il ne s’agit pas de tout transformer, mais de prioriser les leviers à fort impact.

Il est aussi essentiel de s’entourer des bonnes expertises et d’adopter une culture d’adaptation continue.

CONGOPROFOND.NET : Quelles tendances digitales marqueront les prochaines années en Afrique ?

Estelle Essame : L’intelligence artificielle va accélérer beaucoup de choses. En parallèle, la cybersécurité deviendra critique.

Je crois également à la montée des solutions africaines, pensées pour nos réalités. Nous allons passer progressivement d’un modèle d’adoption à un modèle de création.

CONGOPROFOND.NET : Comment les jeunes et les startups peuvent-ils tirer parti de cette dynamique ?

Estelle Essame : Les opportunités sont considérables. Ils doivent se positionner rapidement, développer des compétences solides et miser sur la collaboration.

Des plateformes comme DIGI’TALK leur permettent de gagner en visibilité, de rencontrer des partenaires et d’accélérer leur croissance.

CONGOPROFOND.NET : Pourquoi faut-il absolument participer à DIGI’TALK Douala 2026 ?

Estelle Essame : Parce que DIGI’TALK est un catalyseur d’opportunités.

C’est un espace où se rencontrent les acteurs qui façonnent l’avenir du digital en Afrique centrale. En une seule expérience, les participants accèdent à un réseau qualifié, à des insights stratégiques et à des opportunités concrètes.

C’est un rendez-vous à forte valeur ajoutée.

CONGOPROFOND.NET : Un dernier message aux acteurs du numérique et aux décideurs africains ?

Estelle Essame : Nous sommes à un tournant décisif. L’Afrique ne peut plus se contenter d’être un marché de consommation technologique.

Elle doit s’affirmer comme un acteur de création, d’innovation et de production de solutions adaptées à ses réalités.

Cela exige une mobilisation collective : institutions, secteur privé, talents et entrepreneurs.

C’est à ce prix que nous construirons une Afrique qui ne subit pas la transformation digitale, mais qui la façonne.

Propos recueillis par Tchèques Bukasa / CONGOPROFOND.NET

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