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Dolly Mwanza défie la CENCO : « Le peuple doit décider par référendum du sort de la Constitution »

Le débat sur l’avenir de la Constitution congolaise ne saurait être confisqué par une quelconque institution, aussi influente soit-elle. En s’opposant catégoriquement à toute réflexion sur une éventuelle réforme constitutionnelle, la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) adopte une posture qui apparaît en décalage avec les principes fondamentaux de la démocratie. Dans un État de droit, la Constitution n’est pas un texte sacré et immuable ; elle demeure un instrument au service du peuple et doit pouvoir évoluer lorsque les réalités nationales l’exigent.

20 ans après l’adoption de la Constitution de 2006, la RD Congo fait face à des défis sécuritaires, institutionnels et géopolitiques profondément différents de ceux qui prévalaient à l’époque. Les mutations intervenues dans la société congolaise imposent une réflexion sereine sur l’efficacité de nos institutions et leur capacité à répondre aux attentes des citoyens. Refuser d’emblée ce débat revient à nier au peuple congolais le droit légitime de s’interroger sur son propre avenir institutionnel.

La position défendue par Maître Dolly Mwanza et l’Opposition Républicaine s’inscrit dans une logique démocratique simple : aucune réforme ne peut être imposée, mais aucune réflexion ne doit non plus être interdite. Ceux qui s’opposent à toute discussion sur l’évolution de la Constitution semblent craindre le verdict populaire. Or, dans une démocratie véritable, le peuple demeure l’unique détenteur de la souveraineté nationale et c’est à lui seul qu’il revient de trancher les grandes questions engageant l’avenir du pays.

C’est pourquoi l’organisation d’un référendum apparaît comme la voie la plus légitime, la plus transparente et la plus démocratique.  » Plutôt que de multiplier les déclarations de principe ou les mises en garde, les différents acteurs politiques et sociaux devraient faire confiance à la maturité du peuple congolais. Le référendum offre un cadre légal permettant à chaque citoyen d’exprimer librement son opinion sur l’opportunité ou non d’une nouvelle Constitution ou d’une réforme profonde du texte actuel », confie le président de la NOGEC.

Dans ces conditions, indique-t-il, la véritable question n’est pas de savoir si la Constitution peut être révisée ou remplacée, mais de déterminer qui doit en décider. La réponse est claire : ni les partis politiques, ni les organisations religieuses, ni les groupes de pression ne peuvent se substituer à la volonté populaire. Face à ce débat majeur, le référendum constitue l’expression la plus pure de la souveraineté du peuple congolais. Lui seul doit avoir le dernier mot sur l’avenir institutionnel de la République.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET