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Sécurité

Djugu endeuillée : le président de la société civile de Bahema Badjere abattu dans sa parcelle à Bule

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Djugu s’est réveillée dans la douleur ce jeudi 5 février 2026. Une nouvelle tragique est tombée au petit matin : Désiré Malo Malodra, président de la société civile du groupement Bahema Badjere, a été abattu par arme à feu à Bule, dans le territoire de Djugu.

Selon les informations recueillies auprès des autorités locales, le drame se serait produit entre la nuit de mercredi et l’aube de ce jeudi. Le corps de la victime a été retrouvé dans sa parcelle, criblé de balles. À ce stade, l’identité des auteurs reste inconnue.

« Nous ne savons pas qui l’a tué. Son corps a été retrouvé dans sa parcelle avec des traces de balles », confie une autorité locale.

Ce meurtre intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Depuis la matinée du mercredi, des affrontements opposent les FARDC aux miliciens de la CRP dans la zone de Bule. Une situation qui a semé la panique au sein de la population civile.

Craignant pour leur sécurité, de nombreux habitants ont fui leurs habitations, trouvant refuge au site de déplacés de Pleine Savo, dans le groupement Gle. C’est également là que le corps sans vie de Désiré Malo Malodra a été acheminé.

Ironie tragique du destin : celui qui n’a cessé de dénoncer l’insécurité à Djugu en est devenu une victime directe. Depuis plusieurs années, Malo Malodra élevait la voix pour alerter les autorités et appeler à des actions concrètes afin de mettre fin aux violences récurrentes dans la région. Aujourd’hui, il tombe dans la même spirale de violence qu’il combattait.

Pour l’heure, la situation sécuritaire à Bule demeure incertaine. Les zones d’ombre persistent autour de cet assassinat, alimentant l’inquiétude et la colère au sein de la communauté locale.

Face à ce drame, les appels se multiplient.

« Que le gouvernement prenne enfin ses responsabilités régaliennes », plaide une autorité locale de Bahema Badjere, tandis que Djugu pleure l’un de ses fils et défenseurs.

Rédaction

Sécurité

Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété

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L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.

L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.

Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.

L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.

L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.

L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.

Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.

Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.

Désiré Rex Owamba

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