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Discours d’investiture : Felix Tshisekedi confirme l’extension de la gratuité au secondaire général

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A l’occasion de son investiture à la magistrature suprême, le samedi 20 janvier 2023, pour exercer son deuxième mandat et réitérant ses promesses faites au moment de la campagne électorale, le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, s’est fixé six objectifs pour les cinq prochaines années, prenant en compte l’extension de la gratuité de l’enseignement.

En effet, dans un stade des martyrs à Kinshasa rempli comme un œuf, le Président de la République, après avoir prêté serment devant la Cour Constitutionnelle, a dans son discours d’investiture, déballé les six objectifs à atteindre durant son deuxième quinquennat et dont le cinquième est : « de garantir plus d’accès aux services de base : en veillant à l’extension des programmes tels que ceux de la Couver¬ture Santé Universelle, de la Gratuité de l’Enseignement et du PDL 145T», a-t-il indiqué.

Notons que cette réaffirmation d’étendre la gratuité de l’enseignement au niveau du secondaire général, c’est-à-dire dans les classes de 7ème et 8ème, est une très bonne nouvelle pour des milliers d’enseignants nouvelles unités (N.U) et non payés (N.P) du secondaire qui n’ont pas été servis durant son premier mandat, en dépit des efforts considérables consentis par le Gouvernement et du fait qu’ils avaient été en son temps identifiés et disposent des numéros matricule octroyés par la Direction Nationale de Contrôle et de Suivi de la Paie des enseignants (DINACOPE).

Au micro de la rédaction de CONGOPROFOND.NET, ces enseignants ont sollicité l’intervention du Garant de la Nation pour la régularisation de leur situation salariale, ayant été ignorés durant ce mandat qui appartient au passé.

Aussi, avaient-ils souhaité un changement à la tête du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, qui doit désormais être confié à un Ministre humble, pédagogue, expérimenté et faisant preuve d’humanisme.

Ayant requis l’anonymat, un Préfet des Etudes de la commune de Matete, stigmatise l’injustice dont ont été victimes ses enseignants non payés et pense que le Chef de l’Etat doit tenir compte des aspirations de la base pour la nomination du nouveau Ministre de l’EPST.

« J’ai deux catégories du personnel dans mon établissement scolaire, les enseignants payés et ceux non payés qui sont minoritaires, mais qui rendent le même service que ceux qui sont payés. Toutes les promesses faites par l’autorité pour leur prise en charge sont restées sans succès. Nous espérons que le Président de la République pensera à eux pour ce deuxième mandat marqué par l’extension de la gratuité, en nommant un Ministre qui réussira à résoudre ce problème », a-t-il déclaré.

Et de marteler : « Devant la Nation, le Président de la République s’est engagé à travailler de telle sorte que les erreurs du passé ne se reproduisent plus. Nous pensons que pour réussir ce pari, aucun Ministre du Gouvernement Samba Lukonde, ne doit être reconduit. La prière faite par l’Apôtre Roland Dalo est un message fort : nous sommes fatigués de voleurs ».

Soulignons que dans son discours d’investiture, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a déclaré que : « Tirant les leçons de l’expérience passée et ayant à l’esprit vos aspira¬tions exprimées, je m’engage à user de tout ce qui est en mon pouvoir pour que les erreurs du passé ne se reproduisent plus et pour que les actions nécessaires à l’avancement de notre pays soient promptement prises ».

Pour rappel, dès son accession au pouvoir, le Président de la République Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo avait lancé au cours de l’année scolaire 2019-2020, le programme de la gratuité de l’enseignement. Quelques mesures d’accompagnement avaient été prises dont l’identification de nouvelles écoles et de nouvelles unités. Un effectif de 144.944 N.U, y compris celles du secondaire, était retenu et déclaré éligible à la paie, lors de la 30ème réunion du Conseil des Ministres, tenue à Kinshasa le vendredi 08 mai 2020.

Plusieurs enseignants N.U du primaire et des antennes de DINACOPE ont été payés durant ce premier mandat, tandis ceux du secondaire seulement quelques rares cas isolés en avril 2022 et la grande majorité continue à attendre jusqu’à ce jour.

Bref, le discours d’investiture du Président de la République de ce samedi 20 janvier 2024, est une lueur d’espoir à ces enseignants qui pensent qu’avec l’extension de la gratuité, le nouveau Gouvernement va réexaminer leur cas.

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET.

À la Une

Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle

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Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Une vision portée par l’ASMECO

À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.

Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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