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Diplomatie

Diplomatie : L’ambassade de France en Ouganda lance un appel à projets pour le programme d’assistance alimentaire 2023

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D’une durée de 12 mois exclusif à compter de la date de signature de la convention de financement, le montant du projet unique à soumettre est évalué à 500.000 € (cinq cent mille euros) et devra exactement correspondre à ce dernier.

Cet appel à projet s’inscrit dans la droite ligne du Programme d’Aide Alimentaire (PAA). Le PAA est un instrument financier du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères français visant principalement à renforcer la résilience des populations à lutter contre la malnutrition. Ce programme s’inscrit dans le cadre de la Stratégie internationale de la France pour la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable et qui couvre la période allant de 2019 à 2024, du lien humanitaire-développement et de la Convention de Londres sur l’assistance alimentaire.
Les projets éligibles aux crédits PAA peuvent combiner plusieurs composantes que sont : l’aide alimentaire, la lutte contre la malnutrition et l’action pour restaurer l’autonomie et la résilience des populations vulnérables. Sont admissible à l’appel à propositions les organisations internationales, les ONG internationales et locales.

Le projet devra refléter deux axes principaux. Le premier axe s’articulera autour de deux points que sont la nutrition et la résilience. Pour ce premier axe, les projets proposés devront tenir compte primo des engagements de la Convention de Londres sur l’Aide Alimentaire et de son assistance, et de ses grands principes, secundo des priorités de la Stratégie Internationale de la France pour la Sécurité Alimentaire, la Nutrition et Agriculture Durable (2019-2024).

Quant au premier point qui concerne la nutrition conformément aux termes de la Stratégie internationale de la France pour la sécurité alimentaire, la nutrition et l’agriculture durable précitée, la préférence sera donnée aux projets ciblant la malnutrition et portant sur les femmes enceintes et allaitantes et les enfants de moins de deux (la période dite « des 1000 jours », qui est cruciale pour le développement physique et cognitif). 50 % des financements devraient être consacrés à la nutrition.

En ce qui concerne le deuxième point qui est la résilience, c’est une grande variété d’outils d’appui à la résilience qui peuvent être utilisés à travers ces projets financés par le PAA, y compris les transferts monétaires, les moyens de subsistance des populations rurales (distribution d’intrants agricoles ou dons en espèces pour l’achat de bétail), la formation aux techniques agricoles, interventions vétérinaires… Ces modes opératoires contribuent à la prévention durable de la précarité alimentaire dans les zones fragiles exposées aux aléas climatiques.

Il sera aussi question d’un appui aux petits producteurs locaux (et promotion du travail décent pour les jeunes et les femmes) : l’achat de denrées sur les marchés locaux ou régionaux est encouragé, conformément aux stratégies de la FAO et du PAM. Ce mode de fonctionnement est essentiel pour les populations vulnérables et permet de relancer la production et la commercialisation locales tout en apportant une aide alimentaire via des transferts monétaires ou des bons alimentaires.

Le deuxième axe, par contre, s’articulera principalement autour de l’aspect genre. Ce dernier étant une priorité transversale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, un intérêt particulier sera porté aux propositions intégrant une approche et des objectifs d’égalité femmes-hommes de manière transversale et significative.

Emplacements proposés
L’emplacement proposé pour le projet est ouvert, mais devrait cibler les zones où la malnutrition est la plus critique dans le pays, en particulier dans les districts d’accueil des réfugiés. Une attention particulière devra être portée à la coordination et à la complémentarité des actions, en ce qui concerne le Plan national de réponse pour les réfugiés en Ouganda 2022-2025 et les actions mises en œuvre en Ouganda par l’Union européenne et d’autres donateurs.

Cette proposition de projet devra inclure les marqueurs suivants : le sexe, la nutrition et la santé de reproduction, de la mère, du nouveau-né et de l’enfant.

Les personnes et structures concernées sont priées d’envoyer une proposition narrative et financière complète à solene.gautreau@diplomatie.gouv.fr et yves.mercier@diplomatie.gouv.fr avant le 15 janvier 2023.

Précisons qu’une présélection d’une proposition sera faite par l’Ambassade de France avant le 20 janvier 2022 et plus tard sera suivie par une rvision de la proposition en partenariat avec l’Ambassade de France du 23 au 25 janvier 2022.

Il est suggéré que les candidats utilisent leur propre modèle pour envoyer leur candidature. Toutefois, le modèle doit être conforme aux exigences du document disponible sur le site https://ug.ambafrance.org/New-Call-for-proposals-Food-Assistance. Les questions éventuelles peuvent être adressées à :
solene.gautreau@diplomatie.gouv.fr et yves.mercier@diplomatie.gouv.fr.

Claudia I. N

À la Une

8 mars 2026 : Bruno Lemarquis appelle à faire des droits des femmes une réalité en RDC

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À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes célébrée ce 8 mars 2026, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, Bruno Lemarquis, a lancé un appel pressant en faveur d’une action concrète pour garantir les droits des femmes et des filles. Placée sous le thème mondial « Droits. Justice. Action. Pour toutes les femmes et les filles », cette journée rappelle que l’égalité entre les sexes constitue non seulement un droit fondamental, mais aussi une condition essentielle pour bâtir une paix durable.

En RDC, la célébration se décline autour du thème national « Droits garantis : autonomisation durable pour toutes les femmes et filles ». Pour Bruno Lemarquis, ce choix reflète la réalité d’un pays où les femmes et les filles continuent de payer un lourd tribut aux conflits, aux violences et aux déplacements forcés. Il a insisté sur le fait que les droits des femmes ne peuvent être ni négociés ni relativisés et doivent être respectés, protégés et pleinement réalisés dans tous les domaines de la vie.

Le responsable onusien a également rappelé que de nombreuses femmes demeurent confrontées aux violences basées sur le genre, aux discriminations et aux difficultés d’accès à la justice et aux opportunités économiques. Dans ce contexte, le Système des Nations Unies appuie plusieurs initiatives en partenariat avec le gouvernement congolais, notamment le renforcement de la Commission nationale des droits de l’homme, la prise en charge multisectorielle des survivantes de violences, ainsi que l’organisation de cliniques juridiques et d’audiences foraines destinées à lutter contre l’impunité.

Enfin, l’autonomisation économique des femmes constitue un axe majeur de cette action. Selon Bruno Lemarquis, plus de 100 000 femmes ont déjà bénéficié de formations aux techniques agricoles améliorées et plus de 10 000 Associations villageoises d’épargne et de crédit ont été mises en place pour favoriser leur accès aux ressources financières. En cette Journée internationale des droits des femmes, il a appelé l’ensemble des acteurs – gouvernement, partenaires, société civile et communautés – à unir leurs efforts afin de garantir que chaque femme et chaque fille puisse vivre dans la dignité, la sécurité et l’égalité.

Benjamin Kapajika/CONGOPROFOND.NET

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