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Diplomatie : des officiels saoudiens à la porte de Kinshasa
La RDC a restauré ses relations avec le royaume d’Arabie Saoudite. Ce grand pays du Moyen-Orient, qui avait rompu ses relations avec Kinshasa en 1982, a bel et bien renoué ses contacts depuis le 28 septembre 1998, sur fond de la réouverture de l’ambassade de la RDC à Riyadh.
Afin de matérialiser sa volonté de renforcer les liens d’amitié entre les deux pays et leurs peuples, l’ambassade royale d’Arabie Saoudite a soumis à la partie congolaise un projet de coopération dans les domaines de l’économie, du commerce, de l’investissement, de l’éducation, de la science, de la culture, des médias, du tourisme ainsi que de la jeunesse et des sports.

Le ministre saoudien des Affaires africaines, son excellence Amedh Al Kattan, serrant la main du diplomate congolais Francis Nsita
En clair, il s’agit, pour les
deux parties, de favoriser cette coopération à travers des échanges de visites entre fonctionnaires, chercheurs, experts et techniciens ;
formation des chercheurs et assistants techniciens, et participation à des colloques et conférences scientifiques d’interets communs.
Interrogé sur les bénéfices de cette coopération, Francis Nsita
Mahungu, le chargé d’affaire en pieds de l’ambassade de la RDC en Arabie Saoudite et un des artisans de ce rapprochement diplomatique, a fait savoir à CONGOPROFOND.NET que les échos du nouvel air
diplomatique insufflé par le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo sont parvenus jusqu’au Moyen-Orient, particulièrement en Arabie Saoudite dont les officiels ont hâte de concrétiser leur apport pour le developpement de la RDC. « J’ai été reçu par Son Excellence Sami Bin Abdullah Al-Saleh, vice ministre saoudien en charge des Affaires africaines qui m’a confirmé l’invitation de Sa Majesté le Roi Salman Bin Abdulaziz Al Saud, gardien des Mosquées sacrées, adressée à Son Excellence Félix Antoine Tshisekedi pour une
visite d’Etat avec des échanges dans les secteurs de collaboration tels que : tourisme, agriculture, sécurité, santé, infrastructures, éducation, industrie pétrolière et gazière, mines », a martelé ce diplomate qui a multiplié des contacts avec des milieux socio-politico économiques saoudiens depuis son arrivée il y a deux ans.

Son Excellence Sami Bin Abdullah Al-Saleh, vice ministre saoudien en charge des Affaires africaines avec le diplomate congolais
D’ores et déjà, a-t-il ajouté, plusieurs structures étatiques et privées saoudiennes se sont disposées pour, non seulement, accueillir le numéro 1 des Congolais mais aussi visiter la RDC pour explorer les terrains des activités socioéconomiques bénéfiques aux deux pays.

S.E. Francis Nsita, chargé d’affaires en pied de la RDC en Arabie Saoudite
Il convient de noter que, nonobstant la pandemie du coronavirus, quelques accords seraient déjà signés à Kinshasa par les deux parties. Toutefois, a souligné le diplomate Francis Nsita, la délégation saoudienne va séjourner à Kinshasa probablement dans le courant du mois de mars prochain dans le cadre de la signature desdits accords.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Réhabilitations à répétition des routes de desserte agricole : L’expert Firmin Kiala met en garde contre les solutions improvisées
L’amélioration durable des routes de desserte agricole en République démocratique du Congo passe impérativement par des études techniques approfondies, adaptées aux réalités géotechniques du pays et accompagnées d’un renforcement des compétences locales. C’est le message central défendu par Firmin KIALA KI-N’SOKI, consultant international et point focal de l’étude sur la qualité et la durabilité des routes de desserte agricole réhabilitées.
S’exprimant lors de l’atelier de synthèse du rapport provisoire de cette enquête nationale organisé du 6 au 7 mai 2026 au Cercle Elais, l’expert a dressé un état des lieux des infrastructures rurales réhabilitées à travers le pays tout en mettant en garde contre une généralisation précipitée de certaines techniques de stabilisation des routes.
« Il faut y aller progressivement », a insisté Firmin Kiala, estimant que plusieurs procédés techniques nécessitent encore des évaluations adaptées aux contextes locaux avant toute application à grande échelle.

Une étude nationale menée dans les 26 provinces
Selon le consultant, cette vaste enquête de terrain a mobilisé des équipes pendant près d’une année dans différentes régions du pays. L’objectif était d’évaluer les routes réhabilitées, d’identifier les forces et faiblesses des interventions réalisées et de capitaliser les meilleures pratiques observées sur le terrain.
L’étude a couvert un échantillon représentatif des 26 provinces de la RDC, réparties à travers sept grandes zones géotechniques. Une approche qui permet aujourd’hui de disposer d’une lecture plus précise des défis liés à la durabilité des infrastructures rurales.
Pour l’expert, il devient urgent de sortir des méthodes classiques afin d’adopter une approche globale et holistique des routes de desserte agricole. Celle-ci doit intégrer des chaussées adaptées aux besoins d’évacuation des produits agricoles en toutes saisons vers les centres de consommation, tout en tenant compte du trafic potentiel attendu.
Drainage, protection et entretien : les clés de la durabilité

Au-delà des travaux de réhabilitation, Firmin KIALA KI-N’SOKI insiste sur la nécessité d’intégrer des mesures de protection efficaces telles que les barrières de pluie, les dispositifs de lutte antiérosive ainsi qu’un système de drainage performant.
Refusant ce qu’il qualifie de « désinvestissement » consistant à revenir régulièrement sur les mêmes axes quelques années après leur réhabilitation, le consultant estime qu’avec une amélioration adéquate des sols de plateforme et un drainage efficace, une route bien exécutée peut tenir au moins dix ans avant l’apparition des premières dégradations majeures.
Dans cette logique, il recommande également la promotion du système d’entretien par Niveaux de Services (GeNis), considéré comme une alternative efficace pour assurer un suivi permanent des infrastructures rurales.
« La sagesse et l’expérience au service de la Nation »
À travers cette démarche, Firmin KIALA KI-N’SOKI confirme sa volonté de mettre son expertise au service du développement des infrastructures rurales congolaises. Une vision qui privilégie la durabilité, l’anticipation technique et la valorisation des solutions adaptées aux réalités du territoire national.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
