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Education

DINACOPE : Le terme  » Désactivation  » utilisé par le passé, remplacé par le terme  » Suspension « 

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Dans le cadre du retour aux fondamentaux et aux normes, prôné par la nouvelle équipe dirigeante, au sein de la Direction Nationale de Contrôle, de la Préparation de la paie et de la Maîtrise des effectifs des enseignants et du Personnel administratif des Établissements scolaires (DINACOPE), le terme  » Désactivation « , jugé inapproprié, est remplacé par le terme  » Suspension « , qui est lié à l’agent de l’Etat.

En effet, le Directeur National-Chef de service de la DINACOPE, Boniface Mbaka Ngapembe, à travers un communiqué officiel daté du 21 mai 2025, adressé à ses Adjoints, aux Directeurs provinciaux, ainsi qu’aux cadres et agents de la DINACOPE, et dont copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, a écrit : «  Je me fais le devoir de vous informer que le terme < Désactivation> est dorénavant remplacé par le terme <Suspension>, lequel a été toujours utilisé depuis la nuit de temps, à tous les niveaux par nos différentes structures de la DINACOPE ».

Il convient de signaler, à ce sujet, que le DINAT Boniface Mbaka sort de son silence après le rappel à l’ordre, au début de ce mois de mai, que Secrétaire Général à l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Matthieu Mukenge Bakina, lui a adressé. Ce dernier a déploré les malaises dans les écoles et autres milieux de travail du Ministère, suite aux désactivations.

En guise de précision, la désactivation, en termes simples, est une sanction qui consiste à arracher à l’agent, son salaire, en supprimant son nom du fichier paie. Ainsi donc, le Directeur National et le Secrétaire Général sont unanimes sur le fait que la désactivation est inappropriée, elle exprime la violence et ne valorise pas l’agent de l’Etat.

Aussi, soutiennent-ils, qu’elle entraîne des grands malaises dans les écoles et autres milieux de travail du Ministère.

Tout récemment, un groupe d’enseignants, victimes d’une désactivation abusive, était devant le cabinet du Ministre d’Etat à l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu Dinanga, pour dénoncer cette pratique qui constitue une violation des droits des agents.

Pour rappel, à son arrivée à la tête de ce Ministère, Tony Muaba Kazadi avait ordonné en juillet 2021, la désactivation de plusieurs écoles à travers le pays, au motif qu’elles étaient fictives, alors que c’étaient des écoles opérationnelles. Il a fini par revenir à la raison.

En octobre 2021, il avait désactivé quatre enseignants grévistes dans la commune de la Gombe, notamment : Ilunga Mvita et Kabulu Ntambwe, du Collège Boboto, ainsi que Atanioyi Omakinda et Bantete Bageyi, du Lycée Sacré Coeur.

Des voix s’étaient élevées à l’époque contre cette décision qualifiée illégale.

Bref, désactivation est une violation des dispositions réglementaires. L’Ordonnance N°232 du 15 août 1991, portant Règlement d’administration relatif au personnel des établissements publics d’enseignement maternel, primaire, secondaire et professionnel, stipule en son article 19 du titre 4, que :  » Aucun enseignant ne peut être privé de son salaire, s’il n’a pas été placé dans une position d’interdiction de service ou encore s’il n’a pas cessé définitivement ce service « .

Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROFOND.NET

Actualité

Kakule Kavyavu Jean-Baptiste : 34 ans au service de l’éducation récompensés à la JOUNEPA 2026

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À l’occasion de la 25ᵉ édition de la Journée nationale des écoles privées agréées (JOUNEPA), célébrée de manière anticipée ce vendredi 29 mai 2026 à Butembo, l’un des moments forts de la cérémonie a été la distinction de M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste, promoteur et gestionnaire du Complexe Scolaire Socapi. Cette reconnaissance récompense plusieurs décennies d’engagement au service de l’éducation et de la formation de la jeunesse congolaise.

Un parcours inspirant commencé en 1994

C’est avec émotion que M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste est revenu sur les débuts de son aventure éducative. En 1994, le Complexe Scolaire Socapi ouvrait ses portes avec seulement deux salles de classe destinées à la première et à la deuxième année primaire. Grâce à une vision claire et à une croissance progressive, une nouvelle classe était ajoutée chaque année, permettant à l’établissement d’évoluer jusqu’au cycle secondaire.

Cette stratégie de développement a porté ses fruits en 2006 lorsque la première promotion de diplômés a enregistré un taux de réussite de 100 %, avec 7 lauréats sur 7 candidats présentés aux examens d’État.

La plus grande fierté du gestionnaire reste le parcours de nombreux anciens élèves qui se distinguent aujourd’hui dans différents secteurs de la vie nationale et internationale. Parmi eux figurent notamment l’Abbé Mirembe ainsi que plusieurs cadres et professionnels évoluant aux États-Unis et dans d’autres pays, témoignant de la qualité de la formation reçue au Complexe Scolaire Sokapi.

Discipline et qualité, les piliers de la réussite

Dans un contexte marqué par la prolifération des écoles privées à Butembo, M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste attribue la confiance des parents à deux valeurs fondamentales : la discipline et l’excellence académique. Selon lui, la rigueur dans le recrutement des enseignants et le suivi constant des apprenants constituent les principaux leviers de performance de l’établissement.

Situé dans la commune de Bulengera, à proximité de l’aérodrome de Rughenda, le Complexe Scolaire Socapi poursuit sa modernisation en améliorant continuellement ses infrastructures. L’école offre plusieurs filières de formation, notamment la Pédagogie générale, la Commerciale et Gestion, la Nutrition, l’Agronomie, l’Électronique ainsi que la Construction.

À travers cette distinction décernée lors de la JOUNEPA 2026, c’est tout le parcours de M. Kakule Kavyavu Jean-Baptiste qui est salué : celui d’un éducateur visionnaire ayant consacré plus de trente ans à bâtir une institution devenue une référence dans le paysage éducatif de Butembo-Lubero.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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