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Dina Dinanga signe avec Township Rollers FC : un nouveau défi au Botswana !

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L’international congolais Dina Dinanga Masanka  a récemment signé un contrat avec Township Rollers FC, club de première division du Botswana, après avoir terminé son aventure avec Lumwana Radiant en Zambie. Le club a exprimé sa satisfaction sur Facebook : « Township Rollers FC a le plaisir d’annoncer la signature de l’attaquant congolais Dina Dinanga… Bienvenue à Popa Dina ! »

Formé au Centre de Formation Bwanya (CEFOB) sous la direction du président Jadot, Dinanga a connu un parcours riche en évoluant dans plusieurs clubs, dont Nzakimwena, Standard de Lemba, Dibumba et Cara de Brazza. Son expérience variée lui a permis de développer des compétences précieuses sur le terrain, faisant de lui un attaquant redoutable.

À Township Rollers FC, il découvrira un nouveau championnat et rejoindra une équipe avec une riche histoire, ayant remporté le titre de champion du Botswana à 16 reprises. Dinanga, reconnu pour sa puissance et sa capacité à percuter les défenses, est attendu pour apporter son savoir-faire et contribuer aux ambitions du club. Les supporters sont impatients de voir ce talent en action dans ce nouveau chapitre de sa carrière.

 

Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET

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Kananga : à la rivière Nganza, le lavage des motos devient une école d’entrepreneuriat pour les jeunes

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À la rivière Nganza, située à Kananga, une scène devenue familière se répète chaque jour. Des dizaines de jeunes, âgés de 14 à 35 ans, s’activent sans relâche autour des motos et des véhicules qu’ils nettoient du matin au soir, du lundi au dimanche.

Dans un contexte marqué par le manque d’emplois formels, cette activité de lavage d’engins motorisés s’impose comme une véritable bouée de sauvetage économique. Elle permet à ces jeunes non seulement de subvenir à leurs besoins quotidiens, mais aussi d’envisager un avenir plus stable.

La débrouillardise comme moteur de survie

Munis de seaux, de chiffons et d’une détermination sans faille, ces jeunes ont transformé les abords de la rivière en un espace de travail dynamique. Ici, pas de contrat ni de sécurité sociale, mais une volonté commune de s’en sortir par leurs propres moyens.

Les revenus journaliers oscillent entre 10 000 et 15 000 francs congolais, avec des variations selon l’affluence et la « chance du jour ». Une somme modeste, mais souvent suffisante pour couvrir les besoins essentiels.

Portrait : Junior XL, symbole d’une réussite progressive

Parmi ces jeunes figure Junior XL, un prénom devenu presque une marque sur les lieux. Marié et père de deux enfants, il exerce cette activité depuis 2019. Ce travail, qu’il qualifie lui-même de « débrouillardise », lui a permis de construire son foyer et d’assumer ses responsabilités familiales.

« Grâce à ce travail, j’ai pu me marier et organiser ma vie », confie-t-il avec fierté.

La solidarité financière à travers les ristournes

Au-delà du travail individuel, une organisation collective renforce leur résilience économique. Junior XL participe à une ristourne, un système d’épargne communautaire, avec une contribution journalière de 5 000 francs congolais.

Cette pratique, très répandue dans les milieux informels, permet aux membres de disposer, à tour de rôle, d’un capital plus important pour investir ou faire face à des imprévus.

Diversification des revenus : un pas vers l’entrepreneuriat

Grâce aux fonds issus de cette ristourne, Junior XL a franchi une étape supplémentaire en ouvrant un petit restaurant pour son épouse, toujours à proximité de la rivière.

Avec un sens aigu du commerce, il oriente régulièrement ses clients vers ce point de restauration. Une stratégie simple mais efficace : après le lavage de leurs motos, certains deviennent aussi consommateurs, contribuant ainsi à faire prospérer l’activité familiale.

Des ambitions au-delà du lavage

Malgré les difficultés, Junior XL ne manque pas d’ambition. Son objectif à moyen terme est d’acquérir une moto neuve afin de se lancer dans le transport en commun et diversifier ses sources de revenus.

Comme lui, de nombreux jeunes de la rivière Nganza nourrissent l’espoir de transformer cette activité de survie en un véritable tremplin vers l’entrepreneuriat.

Un secteur à encadrer pour maximiser son impact

Si cette activité constitue une réponse concrète au chômage des jeunes, elle reste informelle et peu structurée. L’absence d’encadrement, d’infrastructures adéquates et de mesures d’hygiène pose plusieurs défis.

Un accompagnement des autorités locales ou d’organisations de développement pourrait améliorer les conditions de travail, accroître les revenus et transformer ces initiatives en véritables micro-entreprises.

À Kananga, le lavage des motos à la rivière Nganza dépasse le simple cadre d’un petit métier. Il incarne la résilience, l’ingéniosité et l’esprit entrepreneurial d’une jeunesse déterminée à se frayer un chemin vers un avenir meilleur, malgré les contraintes économiques.

Mike Tyson Mukendi

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