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Diamant : le député national Eric Ngalula Ilunga gagne la bataille de la SACIM

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Député national élu de Lupapata, Eric Ngalula Ilunga est l’homme le plus comblé avec la visite du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans le Kasai- Oriental. Il a signé une victoire, et non des moindres. Le 27 décembre marque l’aboutissement de son combat de près de 3 ans mené jour pour jour à l’Assemblée nationale et auprès d’autres institutions du pays aux fins de faire valoir les droits de la MIBA dans la société chinoise SACIM (Société Anhui d’Investissements Miniers), qui exploite ses réserves stratégiques sur le site de Tshibue, dans le territoire de Miabi. Ainsi qu’il l’avait promis dans son adresse à la population deux jours plus tôt, le Chef de l’Etat s’est rendu en personne sur ce site afin de palper du doigt la réalité sur le terrain et arbitrer le différend qui marginalise de plus en plus la MIBA dans un partenariat convenu à parts égales.

La réhabilitation de la MIBA demeure une des priorités du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans le Kasai-Oriental. Poumon économique de cette partie du pays, cette société diamantifère, qui a supporté autrefois l’effort de guerre, est sous perfusion. C’est en octobre 2020 qu’elle a repris timidement ses activités après près de 10 ans d’arrêt. Il lui faut des capitaux pour se relever. Le gouvernement en est conscient et a inscrit son financement au budget de l’exercice 2022.

Dans son adresse à la population de Mbuji-Mayi le jeudi 24 décembre, le Chef de l’Etat n’est pas allé par quatre chemins. Sans ambages, il a affiché sa détermination de relancer la MIBA dont le rôle est prépondérant sur le plan économico-social dans cette partie de la République. Il a foi en cette reprise, dans la mesure où cette entreprise dispose encore d’importantes réserves stratégiques, dont celle de Tshibue, exploitées par la firme chinoise SACIM, qui est loin de réaliser son cahier de charges. Il a ainsi pris la ferme décision, cela après avoir tancé ses responsables à Kinshasa, de descendre en personne sur le terrain afin de palper du doigt la réalité.

Chose dite, chose faite. Le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo s’est rendu sur le site pour conférer avec les responsables de SACIM. Dans sa suite, une brochette de députés du Kasai-Oriental, dont Eric Ngalula Ilunga, celui-là même qui avait pris à bras le corps cette épineuse question de SACIM.

Devant un flou artistique entretenu aussi bien sur le fonctionnement de cette société que sur des documents qui la fondent, le Président de la République a décidé la mise en place d’une commission ad hoc SACIM-Ministères des Mines et du Portefeuille – Présidence de la République – MIBA afin de tirer tout au clair. Autrement dit, voir comment rétablir cette dernière dans ses droits, revoir les clauses du partenariat afin qu’il soit effectivement gagnant-gagnant, voire le cahier de charges pour que les communautés locales se retrouvent. En attendant le rapport de cette commission, la SACIM a été enjointe de verser sans atermoiement 0,3 % de sa production prévu par le code minier en faveur des communautés locales.

L’occasion était également indiquée pour le Président de la République de calmer les populations de Miabi, enclines à réclamer le départ des Chinois. Requête à laquelle le Chef de l’Etat n’a pas accédé, soulignant que le mal se trouve aussi du côté des Congolais qui n’ont pas été à même de protéger les intérêts tant de l’Etat, de la population que de la MIBA. Sur, par exemple, le pas-de-porte de l’ordre 63 millions USD, la SACIM déclare avoir payé entre 9 et 21 millions USD, difficiles à tracer. C’est de l’argent qui a, sans doute, échoué dans les poches de certaines autorités et autres fonctionnaires congolais. Et d’aucuns ne se sont même pas empêchés de plaider pour la liquidation de la MIBA.

Ce long combat a eu un «général», en la personne du député national Eric Ngalula Ilunga. Député national élu de Lupatapata, il n’a ménagé aucun effort pour que la pègre, fossoyeuse de la MIBA, soit mise hors d’état de nuire. Que de temps passés sur les chaînes de radios et de télévisions et dans les réseaux sociaux pour garder le flambeau allumé, pour noircir des pages des journaux, des motions présentées à l’Assemblée nationale, de nombreux contacts avec les autorités à tous les niveaux, non sans compter les populations ! Tous ces efforts n’ont été vains. Ils ont pas finalement produit des fruits. Ils ont été même reconnus par les habitants de Miabi, qui n’est pas son fief. Ils l’ont applaudi chaleureusement et plébiscité même gouverneur de province.

Moïse Musangana

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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