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Détenus oubliés, surpeuplement, conditions hygiéniques précaires, etc.: Fabrice Puela palpe du doigt les réalités des prisons de Kinshasa

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Le ministre des Droits humains, Albert-Fabrice Puela, a visité ce jeudi 10 juin les prisons de Ndolo et centrale de Makala. Objectif : évaluer les conditions carcérales dans ces centres pénitentiaires de la capitale congolaise, un des aspects importants des droits humains.

C’est autour de 11 heures que la ronde de la prison a commencé après un tête-à-tête entre le ministre et le directeur de la Prison centrale de Makala, Flory Kadimba. Plusieurs pavillons parmi les 11 que compte la maison carcérale, ont bénéficié de la visite de Puela.

Du pavillon 3/A, où ce membre du gouvernement a échangé avec quelques détenus sur leurs conditions carcérales et l’état de leurs cellules, en passant par le terrain de foot, les pavillons 9 en réhabilitation, 10 pour filles mineures jusqu’au 11/B pour garçons mineurs, tous ces compartiments ont été visités.

Il y ressort plusieurs cas d’irrégularités : des prisonniers oubliés, des détenus ayant passé 5 ou 12 ans sans être jugés ni condamnés, des vendeurs dans des cellules de prison, l’effondrement prochain des toits de certaines cellules, des conditions hygiéniques d’une précarité rare, etc.

A l’infirmerie pour femmes et au centre hospitalier pour hommes, il a fait le constat d’un manque criant des médicaments, d’une insuffisance du personnel soignant qui, du reste, travaille sans prime ni motivation.

Albert-Fabrice Puela a donc fait « un constat amer », promettant de plaider pour l’amélioration de la situation.

Inaugurée en 1958, la Prison centrale de Makala avec sa capacité d’accueil de 1500 détenus, compte à ces jours 8444 pensionnaires. Elle est donc exagérément surpeuplée.

Le cortège du ministre a, par la suite, tourné le dos à la prison centrale de Makala en direction de la prison militaire de Ndolo. Le constat sur place ressemble à celui de Makala. Le ministre a trouvé presque les mêmes conditions.

Ici, il a commencé par avoir un échange avec le commandant de la prison Flory Manga. Celui-ci a rappelé que Ndolo date de l’époque coloniale et était construit pour accueillir 540 pensionnaires. Elle en compte actuellement 2060. Une surpopulation qui entraîne la promiscuité qui, elle, engendre des sérieux problèmes sanitaires.

Notons à la suite du directeur de la prison militaire de Ndolo, en réalité ce site ne compte que 300 pensionnaires condamnés sur les deux milliers qu’elle rengorge.

A Ndolo, Albert-Fabrice Puela a visité le quartier femme, les pavillons A1, B1, A2 et A3. Promettant ici de poursuivre le travail qu’il a entrepris sur l’amélioration des conditions carcérales.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET