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Analyses et points de vue

Désir ou désastre ? Le pouvoir des choix dans l’écriture de l’avenir

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Dans les méandres tumultueux de l’histoire congolaise, une vérité émerge avec une clarté troublante : le destin du peuple congolais est façonné non pas par le hasard capricieux, mais par les choix délibérés qu’il fait. Toutes les institutions actuelles sont le fruit de la passivité de ce peuple spectateur de son propre destin.

Entre l’attraction magnétique de la prospérité et la répulsion dévastatrice de la stagnation, la RD Congo navigue sur une mince ligne où chaque décision peut basculer le pays vers la grandeur ou l’abîme. Les rues bruyantes de Kinshasa résonnent de l’écho des aspirations et des frustrations d’une nation en quête de son identité et de sa voie.

Dans ce théâtre complexe de forces politiques, économiques et sociales, les citoyens se retrouvent face à un dilemme crucial : embrasser le statu quo désespérant ou forger un avenir radieux par le biais de choix courageux et visionnaires. Le laisser-faire chronique ne suffit plus. Le comportement désinvolte des autorités en RD Congo pousse à l’action.

L’histoire de la RD Congo est tissée d’une série de décisions cruciales qui ont défini son cours : des luttes pour l’indépendance aux régimes tumultueux, des richesses naturelles convoitées aux conflits dévastateurs. Chaque tournant a offert une opportunité, une bifurcation où le destin du pays suspendu dans la balance des décisions prises.

Alors que les ressources abondantes du Congo alimentent les appétits voraces du monde, la question persiste : la RD Congo est-elle condamnée à être le jouet des puissances extérieures ou peut-elle se lever et revendiquer son propre destin ? C’est le moment pour le peuple congolais de dire au monde ce qu’il souhaite pour lui-même.

Les choix qui se présentent ne sont pas seulement des options politiques ou économiques, mais des actes de foi en l’avenir et en la capacité du peuple congolais à se forger un destin digne et prospère. Dans cette danse délicate entre l’attraction et la répulsion, les fils du destin congolais sont entre les mains de ceux qui osent rêver grand et agir avec détermination.

Le chemin vers un avenir meilleur est étroit, mais il est pavé de choix courageux et de sacrifices nécessaires. La RD Congo, berceau de civilisations anciennes et bastion de richesses incommensurables, mérite un avenir à la hauteur de son potentiel. Elle ne peut se contenter de la petitesse d’esprit de ses dirigeants actuels.

Ainsi, la question n’est pas de savoir si le destin du peuple congolais est une question de chance, mais plutôt de reconnaissance du pouvoir des choix qui sculptent le destin collectif. Entre l’attraction et la répulsion, entre le désir et le désastre, le Congo se tient à la croisée des chemins, appelant ses fils et filles à se lever et à écrire leur propre histoire.

Le destin du Congo n’est pas scellé par le destin, mais par les choix courageux et déterminés de ceux qui croient en un avenir meilleur pour leur nation. Une destinée ne vaut pas plus qu’une autre, mais tout homme doit respecter celle qu’il porte en lui. Toute destinée pour longue et compliquée qu’elle soit, comprend en réalité un seul moment : celui où l’homme sait à jamais qui il est.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Analyses et points de vue

RDC : Quid de la réinsertion familiale et la protection des enfants ? (Par Zagor Mukoko Sanda)

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Le profil social de Kinshasa est caractérisé par la pauvreté, les inégalités, les disparités dans les conditions de vie entre les différentes couches de la population. Dans la Ville de Kinshasa, on compte plusieurs catégories de groupes vulnérables : enfants et femmes en situation difficile, personnes du troisième Age, personnes vivant avec le VIH, personnes avec handicap, déplacés, malades mentaux, les personnes victimes de sinistres et calamités naturelles.

Les activités dans ce secteur sont assurées par le Ministère des Affaires sociales, en partenariat avec les Organisations non gouvernementales avec l’appui des organisations humanitaires internationales. Ces activités visent principalement l’assistance sociale, la récupération, la réinsertion socio-professionnelle.

En optant pour l’accompagnement des acteurs sociaux dans le travail social , le CEPEF s’est orienté principalement dans l’analyse des phénomènes sociaux et des pratiques professionnelles ,la vulgarisation des normes et standards de prise en charge des enfants en situation difficile et les activités de renforcement des capacités des acteurs sociaux dans le domaine de réinsertion et la protection des droits des enfants et leurs familles dont certaines ont élues domicile dans la rue.

CEPEF, structure de réflexion pour des pratiques innovantes

Il faut noter que le CEPEF est une organisation non gouvernementale initiée par les Chercheurs, les Experts en travail social qui œuvrent pour la promotion des droits et la protection de l’enfant et de la famille et la réinsertion socioéconomique des enfants et jeunes de la rue.

Le CEPEF a pour ambition de faire le point sur les savoirs et des pratiques professionnelles du travail social au profit de ses bénéficiaires. Il se focalise sur les rôles et les fonctions des travailleurs sociaux dans les structures publiques et dans celles du mouvement associatif congolais. Le CEPEF s’appuie sur les réalisations professionnelles dans une perspective actualisée qui permet d’entrevoir ce qui est effectivement reconduit aujourd’hui et ce qu’il faut impérativement faire advenir demain pour une coresponsabilité dans la protection de l’enfant dans la société.

Le Processus de Réinsertion

Un des objectifs du CEPEF est, d’une part, de renforcer les compétences de l’acteur social à mieux accompagner l’enfant en rupture familiale à s’intégrer réellement dans la société et rétablir la relation entre cet enfant et dans sa famille grâce au processus de réinsertion « IDMRS » à travers la scolarisation, l’intégration des enfants dans les différents mouvements de jeunesse.

A propos de l’aspect « rétablir la relation entre l’enfant et la famille « , il importe de faire remarquer qu’il renvoie au départ de la relation entre l’enfant et l’éducateur social ou l’assistant social. Le premier contact avec l’enfant, selon les acteurs sociaux, est très déterminant car il peut favoriser la réussite du processus en cas d’acceptation mutuelle. Pour parvenir l’acteur social utilise ses techniques professionnelles de base marquées par sa disponibilité à savoir : l’observation, l’entretien et l’écoute. Grace à l’identification de l’enfant, le travailleur social prend connaissance de l’enfant puisque ce dernier est appelé à décliner son identité, celle de ses parents, ses ambitions et son problème.

Par les enquêtes sociales, l’acteur social prend connaissance de la famille biologique ou élargie, jauge la possibilité de réunification familiale, établit un contact direct avec la famille, cherche l’implication effective de la famille au projet de réinsertion à court ou long terme de l’enfant.

Le processus de réinsertion demande beaucoup des moyens humains, matériels et psychologiques. Chaque enfant est un cas qui demande des moyens selon la gravité de sa situation car chaque enfant à son histoire spécifique.

Suivi psychologique pour les violences

Les cas les plus difficiles pour l’aboutissement de la réinsertion sont dans l’accompagnement psychosocial des enfants victimes des violences psychologiques, verbales ou physiques. L’apport des psychologues cliniciens est très déterminant pour redonner la confiance en soi annulée. L e CEPEF s’appuie l’expertise de l’équipe des psychologues cliniciens sous la responsabilité de la Sœur Professeur Jacky BUKAKA PhD et de la CT Etiennette Mukwanga.

La formation continue ou le renforcement des capacités est très indiqué, gage d’un bon résultat dans la protection de l’enfant dans les centres d’hébergement du territoire.

Zagor Mukoko Sanda

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