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Désignation des membres de la CENI : le FCC pleurniche et l’Union Sacrée jubile

 

L’Assemblée nationale, de la République Démocratique du Congo, a entérine le rapport de la commission paritaire, chargée d’examiner les candidatures pour la désignation des membres de la CENI, au cours d’une plénière marquée par des incidents, ce samedi 16 octobre 2021.

Dans ce rapport, Denis Kadima Kazadi, dont la candidature a divisé les confessions religieuses, à été retenu comme président de la centrale électorale.

A l’unisson, l’Eglise du Christ au Congo et l’Eglise catholique, estiment que Kadima ne présente pas le bon profil pour ce poste, par ce que selon elles, sa désignation a été entourée des actes de corruption.

Par contre, les six autres confessions religieuses indiquent qu’il était le candidat idéal pour ce poste, grâce à son expertise.

Cet entérinement est aussi dénoncé par le Front Commun pour le Congo, plateforme politique de Joseph Kabila, ancien président de la RDC.

Les députés membres de cette plateforme, disent attendre du chef de l’état congolais, le refus d’investiture des membres désignés.
Cette désignation, estiment-ils, est similaire au cas de juillet 2020, avec la candidature de Ronsard Malonda qui n’avait pas eu le soutien de la CENCO et de l’ECC.

Ayant pris la parole au nom de la plateforme, Felix Kabange Numbi, a invité le peuple congolais à se prendre en charge.

« Aujourd’hui, nous prenons l’opinion tant nationale qu’internationale à témoin. Le Président de la République sera mis devant ses responsabilités. Nous attendons la même lettre de refus d’investiture surtout que ça s’est passé dans un contexte chaotique. Tout ce scénario que nous venons de vivre, s’est passé au moment où la commission dite paritaire, était logée à l’hôtel du Fleuve avec les six confessions religieuses, qui ont les candidats qui viennent d’être désignés. Nous invitons le peuple congolais à se prendre en charge car si c’est dans ce climat que se dérouleront les élections de 2023, nous allons mettre une croix », a-t-il fait savoir.

Du côté de l’Union Sacrée, la coalition politique majoritaire mise en place par le président Felix Antoine Tshisekedi, on affirme que le processus s’est déroulé en bonne et due forme et de manière régulière.

A en croire Lambert Mende Omalanga, dissident du FCC et aujourd’hui soutien du président Tshisekedi, l’assemblée nationale n’a fait que jouer son rôle d’entériner les personnes choisies par différentes composantes.

« Ce n’est pas un vote, mais un entérinement. C’est de notre devoir d’entériner puisque les différentes composantes les ont choisis, nous les entérinons et nous attendons les trois autres, les composantes qui hésitent encore à choisir leurs membres pour des raisons qu’elles ont indiquées parce que nous sommes en démocratie. Quand ces composantes seront prêtes, elles nous enverrons les trois noms et nous entérinerons parce que ce n’est pas à nous de discuter sur la qualité des gens qu’ils choisissent, sauf s’il y a des raisons de nationalité ou de moralité qui pourront s’opposer à ce que nous puissions confirmer le choix de leurs composantes. C’est comme ça que ça se passe », explique Lambert Mende.

Pour rappel, l’assemblée nationale a entériné 12 candidatures sur les 15 postes. Les trois candidatures qui restent sont essentiellement réservées à l’opposition et concernent les postes de la deuxième vice-présidence, la questure et celui d’un délégué à la plénière.

Franck Kaky/CONGOPRODOND.NET