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Analyses et points de vue

Des questions orales aux plaidoyers budgétaires : Une opportunité pour Alexis Gisaro face aux défis infrastructuraux de notre pays

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Dans un contexte où le déficit infrastructurel d’un pays peut freiner son développement, les questions orales des députés Kambale Elie, Lutala Mutiki Trésor et Mikindo Muhima Rubens ne doivent pas seulement être perçues comme des interrogations traditionnelles, mais comme une plateforme potentielle pour le Ministre d’État Alexis Gisaro afin de plaider en faveur d’une réallocation judicieuse des crédits budgétaires.

En effet, l’inadéquation entre les ressources allouées et les besoins criants en matière d’infrastructures routières mérite une attention particulière. Le pays, tout en étant riche de ses ressources humaines et naturelles, souffre d’un manque infrastructurel flagrant. Les routes, qui sont le nerf de la guerre pour le développement économique, sont souvent en état de dégradation avancée.

Les questions posées par les députés ont servi de catalyseur pour mettre en lumière ce constat alarmant. En soulevant cette problématique lors des sessions parlementaires, ils ouvrent la voie à une réflexion approfondie sur les priorités budgétaires. Les contraintes majeures qui pèsent sur le secteur routier sont multiples :

Le sous-financement des projets d’infrastructure est un frein majeur. Les budgets alloués ne reflètent pas les besoins réels, laissant de nombreuses initiatives dans les limbes. Les infrastructures existantes souffrent d’un manque d’équipements adéquats. Cela impacte la qualité des travaux et, par conséquent, la sécurité des usagers.

Les engins de travaux publics sont souvent obsolètes, ce qui ralentit les chantiers et augmente les coûts d’entretien. Face à ce tableau, le Ministre d’État Alexis GISARO a une occasion en or de transformer ces questions orales en un plaidoyer solide. En mettant en avant les enjeux liés à l’affectation des crédits budgétaires, il peut convaincre l’autorité budgétaire de la nécessité d’un réajustement.

Cela nécessite une approche argumentée : Il est essentiel de montrer comment de meilleures infrastructures routières peuvent stimuler l’économie locale, faciliter le commerce et améliorer l’accès aux services de base. Investir dans les infrastructures aujourd’hui peut réduire les coûts futurs liés aux réparations et à la perte de productivité.

Envisager des partenariats public-privé ou des modèles de financement alternatif pour pallier au manque de ressources budgétaires. La transformation des questions orales des députés en une opportunité pour le Ministre d’État d’interpeller l’autorité budgétaire sur l’inadéquation des crédits est non seulement pertinente, mais cruciale pour l’avenir de notre pays.

En abordant les enjeux de manière objective et argumentée, il est possible d’initier un véritable changement dans la manière dont les ressources sont allouées, avec un objectif commun : bâtir un avenir meilleur grâce à des infrastructures adaptées aux besoins de la population. La responsabilité incombe aux acteurs politiques de saisir cette opportunité pour engager un dialogue constructif et orienté vers l’action.

TEDDY MFITU Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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