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Des « barbouzes » à Kinshasa pour renforcer la dynamique de neutralisation complète des forces négatives

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Les responsables de services de sécurité du Burundi, du Rwanda, de la Tanzanie, de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo (RDC) peaufinent, depuis le mercredi 5 juin 2019, des stratégies afin de mettre fin à l’insécurité dans la région des Grands Lacs.

La cérémonie d’ouverture officielle de ces assises a eu lieu à l’auditorium du Kempiski Fleuve Congo hôtel, sous la présidence du directeur de cabinet adjoint du président de la République démocratique du Congo, Me Kolongole Eberande.

Pendant deux jours, ces responsables de sécurité des pays de la sous-région vont réfléchir sur des mesures collectives à mettre en place afin de donner un contenu à l’Accord-cadre d’Addis-Abeba. Ce, afin de cimenter les infrastructures matérielles et immatérielles pour le développement socioéconomique, gage d’une paix durable de la sous-région.

Hôte de ces assises, le coordonnateur du Mécanisme national de suivi (MNS), Claude Ibalanky, a souligné l’importance de cette rencontre. « Le succès de la lutte contre les forces négatives requiert de nos services de renseignement d’y concentrer davantage toute leur attention et leurs efforts dans une dynamique de collaboration plus expressive pour proposer des mesures qui s’imposent au bénéfice de la sécurité de nos territoires et celle de nos populations ainsi qu’en faveur de la matérialisation des projets d’intégration de proximité », a-t-il appuyé.

Juang Xia, l’envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies dans les Grands Lacs, a pour sa part invité les uns et les autres à tout mettre en œuvre pour tourner la page des décennies d’incertitudes dans les Grands lacs.

Pour lui, la paix, la sécurité et la stabilité sont les préalables au développement et, en retour, le développement fortifie les bases de la paix, de la sécurité et de la stabilité.  » Votre région dispose d’un potentiel exceptionnel qui peut contribuer à une prospérité partagée pour tous les pays de la région. Je vous invite à vous dépasser et à trouver en vous la force de tourner la page de ces décennies d’incertitude pour donner une chance à l’émergence de cette région dans l’intérêt de ces populations…. », a-t-il lancé à l’assistance.

C’est ce jeudi 6 juin que se clôture cette rencontre de Kinshasa. Un communiqué final est attendu.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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