Actualité
Dérive dictatoriale et amateurisme au Kwango,Mvunzi Meya tire la sonnette d’alarme !
Les actes officiels pris par l’actuel gouverneur de la province du Kwango font lever des voix dans le microcosme politique de cette partie de la République démocratique du Congo.
Après l’Alliance pour la Bonne Gouvernance (ABG) qui a déploré le non-respect des engagements pris dans le chef du gouverneur de province dans le cadre du partenariat politique pour l’administration de la province du Kwango, la réplique du Renovac, la récente déclaration de la Convention pour la République et la Démocratie ( CRD) du député national Mboso Nkodiampwanga et les murmures dans les rues de Kenge, il faut ajouter la déclaration d’un autre élu, le député national Mvunzi Meya Eyrolles Michel.
Dans une brève déclaration faite sur Tribune de Kenge (un forum WhatsApp dédié à l’intelligentsia kwangolaise), Eyrolles-Michel Mvunzi Meya se plaint du risque que fait courir le gouverneur Jean-Marie Peti-Peti à la province du Kwango.

L’élu de Kenge- territoire et président interfédéral du Renovac (l’une de forces politiques qui ont fait élire Jean-Marie Peti-Peti) s’insurge face aux nominations intempestives dans différentes structures officielles de la province qui ne tiennent pas compte du profil des persinnes promues et qui donnent lieu à des contestations. Ces nominations, fait-il savoir, accusent un amateurisme et des tâtonnements de la part du gouverneur.
Soucieux de la bonne gouvernance au Kwango, le député Mvunzi Meya promet de descendre sur terrain lors de vacances parlementaires et d’alerter la population sur le danger qui guette la province du Kwango. Il promet de parler sans complaisance en ce qui concerne la gouvernance actuelle de la province. « Je crains une dérive dictatoriale et un amateurisme sans précédents », a-t-il averti.
Mvunzi Meya se veut un avant-gardiste et un prévenant. Eu égard à tout ce que l’on déplore de l’administration de Peti-Peti, « cette mandature risque d’être un vrai fiasco », prévient-il. « Nous ne sentons pas la volonté de faire mieux », fait noter le député.
Pour le député, la pléthore qui caractérise les structures mises en place par le gouverneur « est un remplissage des postes sans études sérieuses qui va faire sombrer davantage la province ». Mvunzi Meya, décidé à faire entendre la voix du Kwango à tous les échelons, refuse de cautionner ces erreurs commises volontairement par les politiciens. « Nous refuserons de partager cet héritage », a-t-il conclu dans sa déclaration.
Emile YIMBU/CONGOPROFOND.ET
Politique
Andy Bemba charge Joseph Kabila : « Une incohérence politique au service d’intérêts cachés »
Dans une sortie médiatique au ton incisif, Andy Bemba, président national du parti « Nouvelle Pensée » (NP), s’est exprimé ce vendredi 1er mai 2026 à la suite du discours de Joseph Kabila, intervenu après les sanctions qui lui ont été infligées par les États-Unis. Cette réaction s’inscrit dans un contexte politique particulièrement délétère, marqué par des tensions persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo. « Ces sanctions américaines renforcent ma détermination à défendre la RDC », a déclaré l’ancien chef de l’État.
Selon Andy Bemba, les propos de Joseph Kabila traduisent une contradiction manifeste, voire une duplicité politique difficilement défendable. « Lorsque le président honoraire parle de dictature tout en semblant s’aligner avec une rébellion impliquée dans les violences à l’Est, cela révèle une incohérence majeure dans son discours », a-t-il affirmé, dénonçant une posture qu’il juge à la fois ambiguë et stratégiquement orientée.
L’ancien président, qui a dirigé le pays durant près de deux décennies, se retrouve aujourd’hui au cœur de vives critiques, notamment en raison de positions jugées paradoxales. Pour Andy Bemba, cette attitude est d’autant plus problématique qu’elle émane d’une figure ayant longtemps incarné l’autorité suprême. « Un patriote, et plus encore un ancien président après 18 ans de pouvoir, ne peut agir de la sorte », a-t-il martelé, soulignant une dissonance entre les discours et les actes.
Au-delà de la critique politique, Andy Bemba va plus loin en prêtant à Joseph Kabila des motivations moins avouables. « Derrière le discours sur la dictature se cache en réalité la défense d’intérêts personnels », a-t-il soutenu, évoquant une instrumentalisation du registre démocratique à des fins stratégiques.
Cette charge, aux accents particulièrement sévères, met en lumière les fractures profondes qui traversent la scène politique congolaise. Elle interroge également la crédibilité des prises de position des anciens dirigeants, surtout lorsqu’elles s’inscrivent dans des dynamiques perçues comme contraires à l’intérêt national.
Dans un climat politique où les discours rivalisent avec les non-dits, la frontière entre conviction et calcul semble plus que jamais ténue, laissant planer le doute sur la sincérité des engagements affichés.
Blaise Abita Etambe / CongoProfond.net
