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Déraillement du train au Tanganyika: le Roi Mohamed VI présente ses condoléances à Félix Tshisekedi
La catastrophe ferroviaire survenue ce jeudi 12 septembre dans la matinée dans la province du Tanganyika et qui a fait une dizaine des morts et une centaine des blessés n’a pas laissé indifférent le Royaume du Maroc.
Pour ce, le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances au Président de la RDC rapporte maroc-diplomatique.net.
« Par ce message, le Souverain traduit une constante marocaine. À savoir que depuis l’indépendance du Congo/Kinshasa, le Maroc a toujours été aux côtés du peuple congolais chaque fois que celui-ci traverse des moments difficiles, » peut on lire sur ce site d’information marocain.
Et de poursuivre:
« Le Royaume a répondu systématiquement présent pour la sauvegarde de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC. Et ce, dès 1960 au sein de l’ONUC, comme aujourd’hui à travers la Monusco, en passant par son intervention salutaire lors des deux guerres du Shaba.
Le Maroc n’avait pas hésité non plus à accorder son hospitalité au Maréchal Mobutu au moment de sa chute, alors que beaucoup de pays avaient refusé de l’accueillir. Depuis, le corps de l’ancien président congolais – décédé le 7 septembre 1997 – repose encore en terre marocaine. »
Ainsi donc, selon ce site, « dans les relations entre Kinshasa et Rabat, l’adage selon lequel on reconnaît les vrais amis dans le malheur s’en trouve justifié amplement.
Dans son message des condoléances, le Souverain chérifien affirme avoir appris avec une vive émotion la triste nouvelle de l’accident de train, faisant part au président congolais, et à travers lui aux familles des victimes et à l’ensemble du peuple congolais Ses sincères condoléances et l’expression de toute Sa sympathie.
Le Roi souligne que ses pensées vont également aux blessés auxquels Il souhaite un prompt rétablissement.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
