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Depuis Kenge( Kwango), le Cardinal Ambongo lâche :  » Retirez vos mains sanguinaires de nos provinces ! « 

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Le Cardinal Fridolin Ambongo, évêque métropolitain de Kinshasa et président de l’Assemblée épiscopale provinciale de Kinshasa (Assepkin), a clôturé la session ordinaire statutaire de l’Assepkin organisée du 15 au 21 mai à Kenge.

Au cours de son discours de clôture des travaux de la session, Fridolin Ambongo a annoncé s’adresser au peuple de Dieu dimanche dans le cadre de messe qui sera dite en la solennité de l’assomption du Seigneur. Il a annoncé qu’à l’occasion des travaux de l’Assepkin, les pères Évêques des diocèses de Kinshasa, Kwango, Kwilu, et Kongo-Central ont analysé la situation sécuritaire qui prévaut dans la province du Kwango, à la suite des conflits communautaires entre les Teke et les Yaka dans le territoire de Kwamouth, au Mai-ndombe.

Devant les prêtres de neuf diocèses et les journalistes invités à Kenge, Cardinal Ambongo a annoncé les couleurs. Le message des évêques est intitulé  » Retirez vos mains sanguinaires de nos provinces ! ».

Qui doit retirer sa main de provinces ?

La situation sécuritaire exacerbée par la montée en puissance de la milice « Mobondo » préoccupe les pasteurs de l’église catholique. Déjà à Kasongo-Lunda et à Popokabaka, où Cardinal Fridolin Ambongo a effectué une visite pastorale, il a déclaré que contrairement à l’opinion publique, les Yaka et les Tekes ne sont pas en conflit, mais que l’insécurité actuelle dans les provinces de l’ancien Bandundu est une manipulation politicienne.

Émile Yimbu/ CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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