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Analyses et points de vue

Dépendance mentale : Les autorités congolaises prisonnières de l’ombre occidentale

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Dans un monde en quête de souveraineté et de voix indépendantes, les autorités congolaises semblent piégées dans un véritable labyrinthe de l’influence occidentale, où chaque décision est dictée par la crainte du jugement extérieur. Le regard de ce qu’elles appellent affectueusement « communauté internationale » compte plus à leurs yeux que l’expression et les besoins du peuple congolais.

Au lieu de forger une identité nationale forte, elles semblent danser au rythme des attentes étrangères, sacrifiant ainsi la liberté de pensée et d’action au profit de la validation internationale. Cette marionnette de l’opinion occidentale entrave non seulement le progrès du pays, mais compromet également la possibilité de bâtir une nation authentique, ancrée dans ses propres valeurs et aspirations.

En rejetant constamment les normes et les attentes locales pour embrasser celles de l’extérieur, les autorités congolaises se condamnent à un cycle perpétuel d’inféodation intellectuelle. Il est temps de briser les chaînes invisibles qui entravent la pensée et l’action, de rejeter la tutelle mentale qui bride l’essor du Congo.

Se libérer de cette captivité intellectuelle implique un renouveau radical, une renaissance de la confiance en soi et en la capacité du pays à définir son propre destin, indépendamment des regards critiques étrangers. L’heure est venue pour les autorités congolaises de se défaire de ces entraves mentales, de se libérer du joug de l’approbation internationale et d’embrasser pleinement les idéaux nationaux.

Ce n’est qu’ainsi qu’elles pourront véritablement commencer à construire une nation forte, fière et authentique, façonnée par la volonté et la vision de son propre peuple. Il est temps pour les autorités congolaises d’élever les mots, pas la voix. C’est la pluie qui fait pousser les fleurs, pas le tonnerre.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Ormuz sous verrou : Les gouvernements ouvrent les vannes, la RDC n’y déroge pas ( Décryptage d’Aldo Kamwanga, Expert du secteur des ressources naturelles et Consultant )

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Le souffle de l’histoire est devenu brûlant. Alors que Donald Trump vient de couper court à tout espoir de désescalade immédiate en annulant le vol de ses émissaires, Jared Kushner et Steve Witkoff, vers le Pakistan, et que Union européenne, réunie en urgence, dresse le constat d’un choc durable né des fronts iranien et ukrainien, la réalité nous rattrape à la pompe.

Le détroit d’Ormuz n’est plus une simple ligne sur une carte maritime ; c’est un garrot qui se resserre sur la gorge de l’économie mondiale. Avec une offre amputée de 20 % en un clin d’œil, le marché ne se contente pas de convulser : il délire. De Paris à Kinshasa, en passant par Nairobi, le pistolet à la pompe ne distribue plus seulement du carburant, il injecte un poison lent : l’inflation.

Les chiffres donnent le vertige et dessinent une géographie de la crise : +15 % sur le diesel au Kenya, +13 % en moyenne dans une zone Schengen où l’Allemagne frôle les 20 %, et un bond de 18 % au Royaume-Uni. Dans cet œil du cyclone, la République démocratique du Congo semble, pour l’heure, jouer les amortisseurs avec une hausse contenue sous les 10 %.

La perfusion : le grand retour de l’État-providence

Face au spectre d’une explosion sociale ( des “gilets jaunes” européens aux émeutes possibles à Luanda ou à Nairobi ) les dogmes libéraux volent en éclats. C’est le retour fracassant des subventions massives, cette “perfusion” financière devenue l’unique rempart, au grand dam des institutions de Bretton Woods.

L’Europe et son “quoi qu’il en coûte” : Bruxelles a ressorti les recettes de la crise sanitaire. La France et l’Allemagne subventionnent leurs secteurs vitaux à bout de bras. L’Espagne renonce à 5 milliards d’euros de recettes de TVA. Même la Belgique mobilise 80 millions d’euros pour éviter la paralysie des ménages les plus fragiles.

L’Afrique, elle, est au pied du mur : ici, on ne gère pas, on pare au plus pressé. Si Nairobi divise sa TVA par deux, Kinshasa opte pour l’électrochoc : une TVA à 0 %. L’objectif est autant politique qu’économique : bloquer l’effet domino avant que le moteur de l’économie réelle ne se grippe.

Le paradoxe du raffinage : dépendance africaine, repli européen

C’est ici que le bât blesse, et Organisation des producteurs de pétrole africains ne s’y trompe pas. Le paradoxe est cruel : l’Afrique déborde de brut, mais manque de produits finis.

Le constat dressé le 17 avril lors d’un webinaire de African Energy Commission est sans appel : sans une capacité de raffinage locale d’au moins 150 000 barils par jour et par région, le continent restera otage des soubresauts mondiaux.

Comme l’a souligné Lerato Mataboge, cette dépendance ( jusqu’à 80 % d’essence importée ) constitue une menace directe pour la souveraineté des réserves de change.

Pendant ce temps, l’Europe réduit ses capacités. Sous la pression de normes environnementales strictes et de la fin programmée du moteur thermique à l’horizon 2035, les raffineries ferment ou se transforment. L’exemple de Grandpuits illustre ce basculement : une victoire écologique, mais un affaiblissement stratégique à court terme.

Cap sur le 8 mai : Addis-Abeba, l’heure de vérité

Le prochain sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba ne sera pas une réunion de plus. Il doit marquer une riposte systémique.

Réserves stratégiques, interconnexion énergétique, accélération du solaire : le plan existe. En 2026, la transition énergétique n’est plus un luxe, mais une nécessité. L’indépendance ne se proclame plus, elle se construit.

Aldo Kamwanga/Expert et Consultant 

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