Société
Démolition des constructions anarchiques sur la baie de Ngaliema : « Ce lieu, est une zone réservée à un projet du Gouvernement » (Le VPM Peter Kazadi)
Le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires coutumières était à l’Assemblée nationale le jeudi 04 mai 2023. Répondant à la préoccupation du député national Léon Nembalemba, concernant le dossier relatif à l’autorisation de destruction des certaines constructions sur la baie de Ngaliema, dans la ville-province de Kinshasa.
Dans ses explications, Maître Peter Kazadi Kankonde a indiqué que la baie de Ngaliema est une zone concernée par un projet du Gouvernement de la République.
Cependant, il a fait voir que seules les constructions non autorisées ont été démolies.
« _À ma connaissance, il y a une partie de la baie de Ngaliema qui a été attribuée légalement et dont les constructions répondaient dans le sens des objectifs à atteindre, par rapport à cette zone qui est une zone réservée à un projet déterminé. On a détruit la partie qui n’était pas concernée par le projet gouvernemental_ », a expliqué le Vice-premier Ministre.
« _D’ailleurs_ », a-t-il poursuivi, « _Il y a une Commission mixte qui est mise en place, qui travaille aujourd’hui, une Commission qui comprend le Ministère des Affaires foncières et le Ministère de l’Urbanisme et Habitat, qui sont en train de travailler pour pouvoir continuer là où il le faut_ ».
Quant à la question de savoir si les autorités du pays avaient prévu des moyens susceptibles d’arranger des lieux détruits, le Vice-premier Ministre et Ministre de l’Intérieur a évoqué deux (2) millions de dollars américains, comme montant mis à la disposition de la ville-province de Kinshasa par le Gouvernement de la République pour les opérations d’assainissement de la capitale.
« _Ce que je sais, à ce jour le Gouvernement de la République avait pris l’habitude de verser à la ville une somme de deux millions de dollars américains pour l’assainissement, dans le cadre du projet « KIN BOPETO ». Je pense que cette somme d’argent peut être mise en contribution pour soutenir ce travail de démolition_ », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, Maître Peter Kazadi Kankonde a émis le vœu de voir la communication être renforcée dans le cadre de sensibilisation au respect des normes de construction dans la ville.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.net
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
