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Démarcation RDC/Zambie : les populations riveraines des limites frontalières de Pweto, Lupiya et Kapulo sensibilisées
C’est depuis le 23 août 2021 que les délégation congolaise et zambienne ont débuté les travaux de sensibilisation sur la frontière entre la Zambie et la RDC. Objectif : faire adhérer les populations riveraines aux travaux de démarcation de la frontière qui vont débuter dans les jours à venir. Tour à tour, elles se sont conjointement rendues à Pweto centre, Lupiya, Kapulo, etc.

En effet, juste après les séances de travail techniques de deux parties en présence à Pweto, les délégations de ces deux pays se sont rendues à Pweto centre, au marché UMCOR, le lundi dernier, où, sur place, une foule immense les attendaient pour écouter le contenu du message leur réservé.
Prenant la parole le premier, l’administrateur du territoire de Pweto, Me Derby Lumbwe Kanganyoka, a présenté à la population ses hôtes venus de ces deux pays. Puis d’indiquer : » Ces experts scientifiques sont venus mettre un terme à tous les problèmes que nous avons connus par le passé dans nos limites frontalières avec nos frères zambiens. D’ici là, les bornes seront placées, même dans le lac Moero, les limites seront visibles. Les présidents Félix Tshisekedi et Edgar Lungu se sont engagés pour la paix, car les Zambiens et les Congolais sont des frères… ».

Présentant son collègue Joseph Santa, administrateur du territoire de Chienge en Zambie, il l’a convié à prendre la parole devant la population de Pweto. Celui-ci a abondé dans le même sens que l’administrateur du territoire de Pweto, affirmant que les bornes ne sont pas des barrières mais des passerelles. Son voeu, a-t-il déclaré, est de toujours voir les deux peuples co-exister pacifiquement.
Il sied de noter qu’au cours de ces meetings populaires, les sensibilisateurs ont donné l’opportunité aux différentes populations de poser librement des questions sur ces travaux de démarcation. Des réponses satisfaisantes ont été données aussi bien par les administrateurs que les président de chacune des délégations venues de Kinshasa et Lusaka.

La même campagne s’est poursuivie le même jour en Zambie à Lupiya, sous le même rituel, en faveur de la population zambienne.
Le mardi 24 août 2021, les deux délégations ont continué avec la campagne de sensibilisation au village Kapulo, contrée congolaise située à la limite de la frontière avec la Zambie. Les deux délégations ont été accueillies par le chef de groupement Kapulo. La population de ce coin a exprimé sa satisfaction sur les réponses à leurs interrogations exprimées en toute transparence.

Somme toute, elle s’est dite soulagée de savoir que ce village reste toujours en RDC, ainsi que l’entreprise minière Anvill Mining Congo (AMC) à Kapulo.
Olivier MWAPE/Congoprofond.net
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
