Actualité
Delly Sessanga( G13) : « Nous serons très attentifs aux conclusions qui en sortiront »
Le groupe de 13 personnalités politiques a été reçu ce mardi 10 novembre 2020 au Palais de la Nation par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi dans le cadre des consultations politiques en vue de la création de l’Union Sacrée de la Nation.
« Vous savez que le G13, c’est la troisième fois que nous rencontrons le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi qui a lancé cet appel à l’Union Sacrée de la Nation et cet autre terme trouvé au mot consensus lequel nous avions lancé un appel le 11 juillet dernier face à la crise que connaît notre pays et à l’impératif qu’il y a à avoir un consensus sur les réformes majeures de la nation. Bien attendu, ce point de vue partagé, nous l’avons nourri avec le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi par rapport à la perspective qu’il se définit pour l’avenir du pays », a déclaré devant la presse l’élu de Luiza, Delly Sessanga, au sortir de cet échange avec le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi.
À lui d’ajouter : « Nous avons dit en ce qui nous concerne, cette Union Sacrée pour la Nation n’est pas un camp politique, il est une communion d’idées, de pensées et d’actions en faveur des réformes pour sauver le pays de la crise actuelle. Bien entendu, le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi qui est le garant de la nation, de l’unité et symbole de cette unité a des initiatives qu’il va prendre à la suite de ces consultations et nous serons très attentifs aux conclusions qui en sortira et de l’effet que cela pourraient avoir sur l’avenir de notre pays. Nous considérons à cette étape que cette initiative est salvatrice que tout le monde devrait soutenir pour sauver la nation ».
À la question de savoir s’ils étaient pour ou contre le maintien de la coalition FCC-CACH ? Au nom de ses collègues du G13, Delly Sessanga répond : » Écoutez, la coalition FCC-CACH ne sont que des compositions, au regard de c’est que l’intérêt général aujourd’hui, l’intérêt général commande comme nous l’avions dit dans notre appel du mois de juillet qu’un consensus fort au-delà des camps politiques soit trouvé pour faire des réformes électorales, s’occuper de la situation sécuritaire du pays, pour contrer la détérioration de la situation économique et sociale ».
« Face à ces enjeux et aux attentes de la population, il n’y a pas d’autres choix que de rassembler l’ensemble des forces de la nation aller au-delà pour voir le pays, rien que le pays », a ajouté le Président du parti politique Envol.
Répondant à la question sur l’inclusivite, allusion au FCC qui ne prendra pas part à ces assises, l’élu de Luiza rappelle que le consensus n’est pas l’unanimité, c’est la tendance majoritaire et essentielle dans l’opinion du pays.
« Il faut que les politiques que nous sommes, nous puissions un moment donné intégrer que ce pays n’est pas un bien privé. Ce pays appartient au peuple et à l’opinion nationale c’est-à-dire à nous tous. Face aux problèmes, il faut engager toutes les énergies pour trouver des solutions », a-t-il conclu.
MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET
Politique
Santé au Kasaï-Central : cinq députés demandent le départ de la ministre Rose Kamueka
La session de mars s’annonce particulièrement tendue à l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central. Une motion de défiance a été déposée, lundi 20 avril, contre la ministre provinciale de la Santé, Rose Kamueka, par un groupe de cinq députés provinciaux.
Conformément au règlement intérieur, l’organe délibérant dispose d’un délai de 48 heures pour examiner cette initiative. Si elle est adoptée, la ministre sera contrainte de présenter sa démission.
À l’origine de cette procédure, une question orale avec débat initiée par le député provincial Joseph Nkashama, élu de Kananga. Lors de la plénière, la ministre était appelée à s’expliquer sur la gestion du secteur de la santé dans la province. Insatisfait des réponses fournies, l’élu a ensuite mobilisé quatre collègues pour déposer la motion.
Les signataires accusent Rose Kamueka d’« incompétence » et de « passivité » face aux difficultés persistantes dans le système sanitaire provincial. Ils évoquent notamment des ruptures fréquentes de médicaments, un manque d’équipements dans les structures de santé ainsi que des arriérés de salaires du personnel soignant.
« Nous ne pouvons pas rester silencieux devant la dégradation continue des services de santé. La population en souffre chaque jour », a confié l’un des signataires, sous anonymat.
Cette motion ouvre une séquence politique délicate pour le gouvernement provincial du Kasaï-Central. Selon des sources parlementaires, d’autres membres de l’exécutif pourraient également être interpellés dans les prochains jours.
L’Assemblée provinciale est désormais attendue sur la programmation de l’examen de cette motion dans le délai imparti. En cas d’adoption, il s’agirait du premier départ au sein du gouvernement provincial dans ce contexte de contrôle parlementaire renforcé.
Mike Tyson Mukendi
