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Déficit d’électricité à Barumbu : La population menace de faire un sit-in au Bureau SNEL de leur commune
Eprouvant d’énormes difficultés pour accéder à l’électricité, les habitants du quartier Funa 1, dans la commune de Barumbu, étaient en causerie communautaire ce mercredi 06 septembre 2023. Objectif : réfléchir ensemble sur les actions qui doivent être menées pour que le quartier recouvre ses droits garantis par la constitution de la RDC en son article 14 sur l’accès à l’électricité pour tous. La causerie a été animée par Iris Kashinda, chargé de mission de la Coalition des Organisations de la Société civile pour le suivi des réformes et de l’Action publique (Corap), accompagné par David Musungayi.
Il y a 5 mois , la Corap et le Mouvement citoyen débout congolais (MCDC ) avaient organisé une tribune d’expression populaire patriotique dans la commune de Barumbu, au terrain Kasaï, où la population a exprimé ses inquiétudes.
Un comité était mis en place pour faire entendre leurs voix avec espoir de voir de nouveau la lumière comme ce fut à l’époque du Zaïre. Malgré cela, rien n’a changé et cette fois-ci un sit-in devant le bureau de la Snel de la commune est en gestation.
Dans cette partie de Kinshasa, la population souffre énormément. Les étudiants et les élèves ont du mal à réviser les cours, les mamans font recours aux charbon pour cuisiner, tandis que la meilleure façon de repasser les habits est celle de s’asseoir dessus la veille. Somme toute, il est impossible de faire une quelconque provision alimentaire, voire faire le commerce des vivres frais, etc.
La population fustige aussi le phénomène « départ unique » qui favorise une classe de gens au détriment des autres moins nantis. Ces derniers, malheureusement, ont fait plusieurs années sans électricité.
Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
