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Défaite et vandalisme : Soirée noire pour les Léopards, Sébastien Desabre sous le feu des critiques !
Le rêve s’est brutalement brisé au stade des Martyrs, ce mardi soir, où les Léopards de la République démocratique du Congo ont subi une véritable douche froide à domicile face aux Lions de la Teranga du Sénégal. Venus en conquérants, les hommes de Pape Thiaw ont arraché une victoire spectaculaire (3-2) qui a plongé Kinshasa dans la stupeur.

Pourtant, l’entame du match avait de quoi galvaniser les Congolais. Portés par un public survolté, les Léopards ont pris l’avantage en première période grâce à Cédric Bakambu (26ᵉ) et Yoane Wissa (33ᵉ). Mais Pape Guèye a rapidement réduit l’écart (39ᵉ), rappelant que les champions d’Afrique n’étaient pas venus en victimes expiatoires.
Au retour des vestiaires, le Sénégal a progressivement imposé sa loi. Nicolas Jackson a signé l’égalisation à la 53ᵉ minute, profitant d’un flottement défensif congolais. Et alors que le match semblait se diriger vers un nul honorable, Pape Matar Sarr a crucifié les Léopards à la 87ᵉ minute, laissant les supporters médusés et un banc congolais en plein désarroi.

Cette défaite a mis en lumière les limites du coaching de Sébastien Desabre, vivement critiqué pour ses choix tactiques jugés frileux et son incapacité à gérer l’avance acquise en première période. Les observateurs pointent un manque de réactivité et une gestion approximative des changements.
La soirée a également été ternie par des scènes de vandalisme dans les gradins. Déçus par le résultat, certains supporters ont laissé éclater leur colère en détruisant des infrastructures du stade des Martyrs, symbole du sport congolais. Des chaises ont été arrachées et réduites en éclats, témoignant d’une frustration collective face à un revers amer.

Au-delà de la défaite, cette rencontre restera comme un avertissement pour les Léopards : dans ces éliminatoires de la Coupe du monde 2026, chaque erreur se paie cash.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
