Société
DEDUR : Un engagement renforcé pour les droits des femmes face aux ressources naturelles en RDC
Mardi 8 juillet 2025 à Kinshasa, L’ONG Défense Environnementale et Développement Durable (DEDUR) a tenu un atelier crucial sur les droits des femmes face aux ressources naturelles en République Démocratique du Congo (RDC). Cet événement s’est déroulé à la Salle de Réunion de l’ONG APEM, réunissant des acteurs clés de la société civile, des représentants gouvernementaux et des organisations internationales animer par la coordonnatrice de Dedur bureau Kinshasa, Genesse Bibi .
Cet atelier intervient à un moment où, malgré des avancées significatives dans la lutte contre les inégalités, de nombreuses femmes, en particulier dans des régions comme Inga, continuent de faire face à des discriminations et des violences souvent liées à des traditions patriarcales. L’objectif principal de cet atelier était de renforcer la voix des femmes dans les processus décisionnels concernant l’exploitation des ressources naturelles, un domaine où leur exclusion est fréquente.
L’ONG DEDUR a réaffirmé son engagement à défendre l’environnement tout en promouvant le développement durable. Parmi les axes de travail, on retrouve l’analyse de l’impact des activités minières, la collaboration avec les communautés locales autour des parcs nationaux, et la gestion de la consommation de bois dans le Grand Katanga. Les droits des femmes face aux ressources naturelles seront un point central des initiatives à venir, soulignant l’importance d’une approche intégrée.
Les participants ont eu l’occasion d’évaluer la situation des droits des femmes face aux activités extractives et de partager leurs expériences. Des experts ont discuté des opportunités juridiques pour améliorer la protection des droits des femmes, tout en élaborant une feuille de route pour les actions futures. Ces échanges ont mis en lumière des enjeux cruciaux, comme l’accès à l’information et la nécessité de consultations dans les projets environnementaux.
À l’issue de l’atelier, les participants espèrent une meilleure compréhension des défis rencontrés par les femmes en RDC et la formulation de recommandations concrètes pour leur protection. L’inclusion des femmes dans les décisions relatives aux ressources naturelles est perçue comme essentielle pour garantir un développement durable et équitable dans le pays.
Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net
Société
Ebola à Butembo : les tenanciers d’hôtels appelés à revoir leurs méthodes d’accueil et d’orientation des clients
Les tenanciers d’hôtels de la ville de Butembo, au Nord-Kivu, ont été sensibilisés, vendredi 12 juin 2026, aux risques liés à l’accueil des visiteurs dans un contexte marqué par la résurgence de la maladie à virus Ebola. Cette séance de sensibilisation s’est tenue dans la grande salle de l’Hotel Butembo, à l’initiative du chef du service urbain du Tourisme, Kambasu Matembela.
À cette occasion, ce dernier a invité les responsables d’établissements hôteliers à adapter leurs pratiques d’accueil et d’orientation des clients afin de prévenir tout risque de propagation de la maladie.
« J’ai invité les représentants du secteur de la santé, notamment ceux de la Division provinciale de la santé (DPS), afin qu’ils présentent la situation actuelle de l’épidémie. Ils ont expliqué les dangers auxquels les hôteliers sont exposés, étant donné qu’ils reçoivent des visiteurs venant de différentes localités. Il est donc important qu’ils sachent comment gérer, surveiller et orienter leurs clients dans ce contexte sanitaire particulier », a déclaré Kambasu Matembela.
Les opérateurs du secteur hôtelier ont ainsi été appelés au strict respect des mesures barrières recommandées par les autorités sanitaires ainsi qu’aux différentes directives édictées par les autorités provinciales pour lutter contre Ebola, souche Bundibugyo, pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique homologué par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) n’est encore disponible.
Le chef du service urbain du Tourisme a également exhorté les responsables d’hôtels à ne pas confondre établissements hôteliers et maisons de tolérance, soulignant que ces dernières peuvent constituer des foyers potentiels de propagation de la maladie. Il a, à cet effet, annoncé le déploiement prochain d’une mission de contrôle et d’identification sur le terrain.
Par ailleurs, deux nouvelles zones de santé du Nord-Kivu ont récemment enregistré des cas liés à cette 17ᵉ épidémie d’Ebola. Il s’agit des zones de santé de Vuhovi et de Masereka. La province compte actuellement 40 cas confirmés. La zone de santé de Katwa demeure l’épicentre de l’épidémie avec une dizaine de cas enregistrés. La prise en charge des malades se poursuit à travers les Centres de traitement d’Ebola (CTE) mis en place dans les différentes zones concernées.
Dalmond Ndungo/Congoprofond.net
